Biffures Chroniques

Sur une brique rose, avec vue sur un arbre.

18.03.08

Descendez l'escalier

Photo Dominique Robert

dominique_robertJ’ai toujours détesté les maisons à étage. Si vous me demandez pourquoi, je vous répondrai d’abord que je n’en sais rien, et puis des sons et des silences, des voix et des absences me reviendraient en tête. Par cette mémoire auditive je retrouverai progressivement des fragments d’image, et je les recollerai petit à petit en avançant plus vite sur le bas que sur le haut, tant il est vrai que les souvenirs agréables reviennent plus vite. La maison de mon enfance commencerait à prendre forme, d’abord le perron et la porte d’entrée, puis l’intérieur après le vestibule.
Des moments plaisants évoluaient en flux pendulaires dans les couloirs du rez-de-chaussée et s’attardaient parfois dans les pièces. Une recette réussie ou un biscuit volé, des montées de gammes chromatiques dans la salle de musique, un film autorisé dans le salon un lundi soir, une graine de haricot germée dans un coton sur la fenêtre. En bas des souvenirs d’enfants joyeux sans être bruyants, en haut la partie de l’escalier emprunté à pas trainants où il fallait commencer à se taire.
Si vous me forcez à remonter les marches je garderai le même pas lourd pour ne pas arriver trop vite aux chambres. A la mienne où j’ai souvent été enfermée à jeun pour avoir contredit Dégelée Royale, à la sienne où elle vivait, avec cette épouvantable odeur de médicaments et de mort en attente, et ce grenier d’où sortaient les fantômes qui m’envahissaient chaque fois qu’elle dévissait l’ampoule de ma lampe de chevet.
Je préfère rester en bas dans le bruit et la vie de gens ordinaires, les appartements en hauteur sont pleins du silence qui précède la violence.
Je vis dans une maison de plain-pied, et bien que ma mère soit descendue au sous-sol pour un autre silence, je n’ai toujours pas envisagé de récupérer celle de mon enfance.

 

 

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17.03.08

Zone livre

Photo Markpanzee
tiusha185956075_d2833e66f0Pour le jour de mes trente-sept ans, je choisis de porter une robe longue à col danseuse de couleur rose –  dans la poche de laquelle je pensai à glisser une vieille pierre ramonvilloise –, et me rendis sur une place du Capitole ensoleillée afin d’y prendre de nouvelles couleurs.




Addendum de 23h30 : Arrêtez de me souhaiter mon anniversaire, "Je" dans ce texte, c'est la ville de Toulouse et ses trente-sept années sous la droite, elle porte maintenant une robe rose comme le parti socialiste, avec dans sa poche un nouveau maire qui s'appelle Pierre Cohen, ancien maire de Ramonville. La place du Capitole a donc de nouvelles couleurs. Ça m'apprendra à faire des textes sibyllins ! ;o)

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Angle de vue

psyche_miroirLa lourde psyché est toujours à droite de la fenêtre, mais en diagonale et posée sur une carpette, avec vue sur les toits.
Peut-être que c’est moi qui l’ai tournée après y avoir vu à la dérobée depuis le seuil de la chambre bleue la buée du dernier souffle de ton père la veille du jour où l’amant de ta mère s’y regardait.


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16.03.08

Réminiscence aux agrumes

tasse_cafe_et_chandelleHeureusement, j’avais pris des notes sur le mur porteur de mon bureau, en papier bibliophile inaltérable pur chiffon. Pour ne pas m’influencer je les avais griffonnées au jus de citron, et c’est en promenant la flamme d’une vieille chandelle à hauteur de mes yeux que tout me revint en mémoire.


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15.03.08

Perle

Plutôt que faire un pas de clerc, mieux vaut parfois imiter une demi-pause suivie d’un quart-de-soupir pointé pour masquer un cil blond.

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14.03.08

Doléances et résolutions d'une minette

Envisager la contrainte. Entrer davantage et chaque jour dans une maison ouverte. Lustrer son poil d’une bave nouvellement riche ; oublier une ancienne sialorrhée. Boire à des filets ouverts par une main servile, pignocher des boulettes roulées dans de la valériane, et pisser dans les ficus de sa maîtresse pour refuser l’adoption d’une norvégienne.

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13.03.08

080313

Je n’envisageais pas une nuitée dans ce gîte avec autant de membres de l’UIMM. Le trajet – long – m’avait permis de me gaver de pêches mûres et de tartes bressanes, et laissé le temps de sympathiser avec les roues d’une 4L vénérable. Je choisis de dormir dans la voiture, entourée de mes nouvelles potes.

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12.03.08

L'étrange questionnaire

 

l_etrange_questionnaire Eric Poindron* sur son blog et en commentaire sur le mien demande à répondre aux questions suivantes :


1 – Écrivez la première phrase d’un roman, d’une nouvelle, ou d’un livre étrange à venir.
J’habite sur une brique rose avec vue sur un arbre.


2 – Sans regarder votre montre, quelle heure est-il ?
Quelle montre ?


3 – Regardez votre montre, quelle heure est-il ?
I would prefer not to.


4 – Comment expliquez-vous cette – ou ces – différences du temps ?
Je ne l’explique pas, la métaphysique m’indiffère.


5 – Croyez-vous aux prévisions météorologiques ?
Celle des oiseaux qui recommencent à chanter avant le lever du soleil au début du printemps, mais ce n’est pas une croyance, ils me réveillent souvent. L’araignée sur mon balcon se pavane le matin avant une averse.


6 - Croyez-vous aux prévisions astrologiques ?
Uniquement basées sur une observation astrométrique et l’influence des stimuli sur le système nerveux central.


7 – Regardez vous le ciel, et les étoiles, quand il fait nuit ?
La nuit je dors, mais je convoque les ciels étoilés à chaque fois que je le souhaite.


8 – Que pensez-vous du ciel et des étoiles quand il fait nuit ?
Que s’ils sont à leur place, moi par contre je vais avoir un mal fou à trouver la mienne.


9 – Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Mes chats.


10 – Que vous inspirent les cathédrales, les églises, les mosquées, les calvaires, les synagogues et autres monuments religieux ?

L’art sacré inspiré par une foi interpelle les agnostiques.


11 – Qu’auriez-vous vu si vous aviez été aveugle ?
Ca dépend où j’aurais mis mes doigts.


12 – Qu’auriez-vous aimé « voir » si vous aviez été aveugle ?
L’avenir, pour m’entourer des soins d’admirateurs dont la plupart des non-voyants sont carencés.


13 - Avez-vous peur ?
Comme tout le monde.


14 – De quoi avez-vous peur ?
De ne pas très bien cerner l’intérêt de cette question.


15 - Quel est le dernier film horrible que vous avez vu ?

J’évite les films horribles.


16 - De qui avez-vous peur ?
Décidément c’est une obsession !


17 - Vous êtes vous déjà perdu ?
Souvent, follement, éperdument.


18 - Croyez-vous aux fantômes ?
Bien sûr.


19 - Qu’est-ce qu’un fantôme ?
Un souvenir du passé qui parasite le présent malgré soi.


20 - En l’instant, à l’exception de l’ordinateur, quel(s) bruit(s) entendez-vous ?
La voix de Philippe Jaroussky.


21 - Quel est le bruit le plus effrayant que vous ayez entendu – « la nuit avait l’allure d’un cri de loup », par exemple - ?
Le bruit de mon silence éloquent lorsque je manque d’à-propos.


22 – Avez-vous fait quelque chose d’étrange aujourd’hui ou ces derniers jours ?
Oui, je fais quelque chose d’étrange tous les jours.


23 – Êtes-vous déjà allée dans un confessionnal ?
Mouahaha !


24 – Vous êtes au confessionnal ; alors confessez-moi l’innommable.
Mais puisque c’est innommable ?

25 –Sans tricher, qu’est-ce qu’un « cabinet de curiosités »
Une pièce où l’on remise ou expose des objets collectés, chinés, étranges et hétéroclites.

26 –Croyez-vous à la rédemption ?
Il est insupportable de penser que la souffrance n’est pas inutile, au sens où les catholiques l’entendent, mais pouvoir faire un travail de résilience après l’avoir éprouvée peut être une bonne chose.

27 – Avez-vous rêvé cette nuit ?
Comme toutes les nuits.

28 - Vous souvenez-vous de vos rêves ?
Toujours.

29 - Quel est le dernier rêve que vous avez fait ?
Le dernier je suis en train de le faire, je le raconterai à mon réveil.

30 – Que vous inspire le brouillard ?
Un rapport différent au temps et à l’espace, des fragrances de réglisse accrochées à des branches.

31 - Croyez-vous aux animaux qui n’existent pas ?
Je ne suis pas sûre que cette question soit bien formulée.

32 - Qu’est-ce que vous voyez sur les murs de la pièce ou vous êtes ?
Des broderies et des tentures. Il n’y en a pas mais je vois ce que je veux.

33 - Si vous deveniez magicien, quelle est la première chose que vous feriez ?
Mais je suis magicienne, et je ne me souviens plus de ce que j’ai fait en premier, c’est si loin mon enfance…

34 - Qu’est-ce qu’un fou ?
Quelqu’un qui refuse de rentrer dans les cases.

35 - Etes-vous folle?
Oh que oui !

36 – Croyez-vous en l’existence des sociétés secrètes ?
Je n’ai pas trop de défenses paranoïdes, donc je n’y ai jamais pensé.

37 – Quel est le dernier livre étrange que vous ayez lu ?
Mes propriétés d’Henri Michaux.

38 – Aimeriez-vous vivre dans un château ?
Non.

39 – Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
Oui, une lame du Tarot qui m’indiquait une possible association avec quelqu’un, et j’ai reçu un coup de fil qui allait dans ce sens dix minutes après. C’est étrange parce que je ne l’envisage pas.

40 – Quel est le denier film étrange que vous avez vu ?
Un film de Tim Burton

41 – Aimeriez-vous vivre dans une gare désaffectée ?
J’ai déjà vécu dehors, donc non.

42 – Etes-vous capable de deviner l’avenir ?
Oui.

43 – Avez-vous déjà pensé vivre à l’étranger ?
Oui.

44 – Où ?
N’importe quel pays anti sexiste, malheureusement ça limite les choix.

45 – Pourquoi ?
Uniquement si la démocratie dans mon pays vacille.

46 – Quel est le film le plus étrange que vous avez vu ?
Encore ? Monomaniaque, non ?

47 – Auriez-vous aimé vivre dans un presbytère ?
Oui, à condition qu’il soit désert et que je puisse y écrire.

48 – Quel est le livre le plus étrange que vous avez lu ?
Encore ? Monomaniaque, non ? (là normalement, je frôle le comique de répétition)

49- Préférez-vous les sabliers ou les globes terrestres ?
Les sabliers, car je voyage plus souvent dans le temps.

50 – Préférez-vous les loupes anciennes ou les armes blanches ?
Je préfère la toile de lin et les fils de soie.

51 – Qu’y a-t-il, selon toute vraisemblance, dans les profondeurs du Loch Ness ?
Le numéro de téléphone de votre frère. J’espère qu’il est brun et chevelu.

52 – Aimez-vous les animaux empaillés ?
Je n’aime pas ceux qui ont une tête d’empaillé.

53 – Aimez-vous marcher sous la pluie ?
Oui, c’est très sensuel le mouillé d’un lainage.

54 – Que se passe-t-il dans les souterrains ?
Les vers de terre préparent une révolte, car ils en ont marre de se faire empaler par des hameçons de mauvaise qualité. Ils réclament la gratuité des vaccins contre le tétanos et j’ai signé leur pétition sur Internet. C’est fou le nombre de pétitions qu’on peut signer avec Internet.

55 – Que regardiez-vous quand vos yeux se sont détachés de ce questionnaire ?
Vos yeux, bien que j’ai du mal à soutenir votre regard.

56 – Que vous inspire cette phrase célèbre : « dès qu’il eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre » ?
Une réplique dans l’Âge de glace. « Si tu vois une lumière au bout d’un tunnel, fais demi-tour ! »

57 – Sans tricher, d’où est tirée cette phrase célèbre : « dès qu’il eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre » ?
Si elle était célèbre je la connaitrais. Elle a quand même des relents méphistophéliens.

58 – Aimez-vous marcher la nuit dans la forêt ou les cimetières ?
Ma mère était moins conne que celle du petit Chaperon rouge, donc non.

58 – Écrivez la dernière phrase d’un roman, d’une nouvelle, d’un livre étrange à venir.
J’écris des nouvelles pour éviter d’écrire la dernière phrase. Je n’aime pas finir, pas même mon assiette.

59 – Sans regardez votre montre, quelle heure est-il ?
J’ai faim, c’est bon signe.

60 – Regardez votre montre. Quelle heure est-il ?
J’ai une pendule dans l’estomac, je suis donc à l’heure.

* Rhaaaaaaaa mais c'est qui Poindron ? C'est lui (clic)

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11.03.08

Avec des feuilles et du papier

Photo JL62

jl62Il me faudra tout d’abord renoncer à vivre dans un arbre. Mon amour des arbres n’est pas compatible avec un trivial besoin de sécurité et de confort.
J’abandonne mon rêve arboricole.
Il faudra ensuite envisager une proximité avec un potager sauvage, un verger abandonné et un poulailler spontané de poules fugitives, car j’éviterai la fréquentation de toute ville.
Mes besoins seront simples pour éviter la corvée de la cuisine, mais je la construirai comme chez certains aragonais chez qui je l’ai vu faire, avec une cheminée centrale pour assurer la cuisson et le chauffage. La chambre sera vite meublée d’un vieux drap embossé de feuilles, et il faudra établir des plans pour produire de l’électricité avec une roue à aubes pour la musique. Les coins d’hygiène et un salon bien sûr, avec un bureau et des étagères pour mon papier et mes livres. Enfin, une serrure et une clef. Une fois tout ceci achevé, je mettrai la clef dans mon sac qui depuis toujours me tient lieu de domicile, du moins les imprimés froissés au fond qui me font reconnaître de mes pairs, et reprendrai la route que j’arpente et qui m’habite.

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10.03.08

Moi, JSB, Johann Sébastian Bach

41VVPTD0B7LLisez-vous les biographies dans les dictionnaires ? Quand votre index descend le long de la colonne sur la page extra-fine, il saute par-dessus des photos en couleurs pour personnifier les noms propres de nos célèbres contemporains, ou en noir et blanc pour les notables du siècle dernier, et c’est un portrait en peinture ou une eau-forte qui illustre ceux des époques d’antan.
Le nom du personnage y est mentionné, avec date et lieu de naissance, liste des villes habitées, métiers exercés ou œuvres crées, honneurs décernés, et pourquoi pas le nom des écoles prestigieuses suivies. Même les peintres, écrivains et comédiens, souvent en rupture avec leur milieu et leur époque ont un goût de sérieux, empesé par le poids du dictionnaire dans les mains. L’inventaire est succinct et fâcheux comme un pensum, ce format n’est décidément pas fait pour les noms propres.
Nous rompons avec ce genre solennel en lisant les premières pages de la biographie de Jean-Sébastien Bach écrite par Jean-Pierre Grivois et publié aux éditions Héloïse d’Ormesson.
Ses chapitres ont un découpage habilement périodique, utilisant les différents lieux qui l’ont habité. Pierre Grivois, passionné selon St Jean-Sébastien Bach, a utilisé ses vingt années de recherche en dilettante sur le sujet pour nous offrir une biographie à la première personne magnifiquement documentée et passionnante à lire. En effet, et c’est là également que réside l’intérêt de ce livre, si vous ne connaissais pas Jean-Sébastien Bach, êtes incultes ou vous fichez comme de votre première partoche d’apprendre où il a vécu et dans quelles circonstances il a composé, ce livre est également pour vous. Pourquoi ? Mais parce que ce livre, c’est d’abord quand on s’y plonge l’histoire universelle d’un gamin aimé et aimant qui va progressivement et précocement perdre les parents qu’il aime et être recueilli par un de ses aînés. Un jour le frère tutélaire lui fait comprendre qu’il est temps d’aller grandir ailleurs, et le lecteur a une pensée madeleinienne pour les gosses de Malot, Twain ou Dickens.
Nous partons avec deux jeunes amis d’école de quinze ans et sans le sou à la conquête de leurs avenirs. Le trajet s’effectue à pied avec une débrouillardise obligatoire pour assurer leur survie (manche, noces, banquets), qu’ils doivent d’abord à la renommée de la famille de Jean-Sébastien, composée de musiciens illustres, dont l’évocation leur assure souvent le couvert et la nuitée, puis quelques emplois rémunérés et l’intérêt des meilleurs professeurs. L’auteur narre son histoire avec un « je » fictionnel, y compris dans les notes de bas de page, avec une utilisation fréquente et agréable du dialogue pour mieux raconter.
Ce bout d’homme qui entre de plain-pied dans la peau d’un adulte vers l’âge de ses quinze ans vit pour la musique et va y consacrer sa vie.
J’ai apprécié ce début de phrase répété sur quelques paragraphes du premier chapitre « en ce soir solitaire de mes quinze ans » qui lui permet une souvenance de son enfance et nous raconte les pertes successives de ses parents, sa manie des nombres, son obsession pour le chiffre cinq, la voix d’alto de sa mère, son apprentissage de l’orgue auprès d’un cousin, sa scolarité, le chagrin de son père à la mort de son jumeau qui lui fait sonner le glas et s’assombrir…
C’est là que nous savons qu’il fera citer par les auteurs de ses musiques sacrées les dernières paroles de sa mère.
Je vous ai fait entrer dans le début de la vie de Jean-Sébastien Bach, à vous de lire la suite de l’histoire de ce compositeur fervent luthérien, fils et père d’une nombreuse famille de musiciens, en écoutant les suites pour violoncelle, les concertos brandebourgeois, ou pourquoi pas le silence…

Lire un extrait sur le site de l'éditeur EHO.

Moi, JSB, Johann Sebastian Bach

 

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