Biffures Chroniques

Sur une brique rose, avec vue sur un arbre.

24.04.08

Clichy

Je perdis savamment de petits baisers pointus dans la courte masse léonine des cheveux de Carlito, c'est-à-dire assez longtemps pour satisfaire l’objectif d’un photographe qui avait écarté de ses précédents clichés les ossements blanchis d’un sans-papiers – victime de la malencontreuse balle policière d’un tir au pigeon d’argile –, et ricanai en songeant à cette presse qu’il n’était nul besoin de museler, puisqu’elle se contentait de mordre dans les fesses de l’homme que j’avais épousé à dessein.

Libellés : Clichy ; biffures

Posté par Lois de Murphy à 00:29 - a - Biffures - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20.04.08

Six pions

24610123Folle de rage, une seiche homochrome et versatile soulage sa bile en embrassant une carrière d’écrivaine.
Tandis qu’elle crache l’encre du bout de son entonnoir, un atramantophile s'amourache de son écriture, sépia, sèche et nerveuse.

Libellés : encornet ; biffures

Posté par Lois de Murphy à 09:45 - a - Biffures - Commentaires [80] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18.04.08

Tire la bobinette et le Chevillard cherra

Dans une prochaine vie, je veux le talent d’argent C.F.A (Contes et Fictions d’Auteur) de l’écrivain Eric Chevillard. Voici l’article qu’il publie aujourd’hui sur son blog, et qu’aurait sûrement Aimé Césaire :

« Richard Millet écrit : Si je dis que l'Afrique (à l'exception de la chrétienne Ethiopie) ne m’intéresse pas, que ses langues, ses habitants, ses paysages, ses religions, ses mœurs, ses formes de civilisation me laissent de marbre, que je m’y sens esthétiquement indifférent, si je dis que je n'ai jamais désiré une Africaine, et que je vois ce continent à peu près comme le narrateur du roman de Conrad Au Cœur des ténèbres, cela implique-t-il que je sois " raciste " ? Devrai-je cesser de me référer à cette très personnelle échelle de valeurs et de goûts qui font de moi un être désirant, ouvert, frémissant ?

Certes pas, pour la première question. Certes non, pour la seconde. Mais comme l’Afrique va pâtir de cette indifférence ! Car c’est justement ce désir qui fait défaut à l’Afrique, le désir de Richard Millet, qui la redresserait, ce fort et ardent désir, toute cette sève d’un coup, vous pensez, comme elle eût fécondé l’Afrique !

Quelle lumière sur la brousse, à faire pâlir le soleil fixe au-dessus, le désir de Richard Millet ! Voilà le feu qui manque aux reins du mâle africain. Eau qui irrigue et baptise, encre qui instruit, cette semence épandue à longs traits sur les terres stériles eût changé la donne ! L’Afrique pourtant va devoir survivre sans le désir de Richard Millet, sans son frémissement non plus, c’est dire si elle va plutôt dépérir et se lézarder encore, c’est dire aussi si l’ingrate femme africaine continuera longtemps de son geste archaïque, indolent, mais auguste, à piler le Millet. »



Libellés : Chevillard ; tome de sa voie

Posté par Lois de Murphy à 08:29 - c - Tome de sa voie - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17.04.08

Avec ou sans filtre

J’avais raison d’accorder ma confiance au gouvernement. Sa merveilleuse logique comptable me proposait un emprunt sur le foncier pendant quarante années quand le mode de vie imposé par les entreprises m’obligeait à une mobilité servile dans toute l’Europe.

Ivre de bonheur, j’avisai un sans-domicile-fixe et donnai un coup de pied dans sa sébile crasseuse au contenu disparate, en signe d’allégeance au chef de mon peuple.



Libellés : sébile ; humeurs

Posté par Lois de Murphy à 13:04 - b - Humeurs - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pour être franc, sois Busnel et t'es toi !


J’ai émis une réserve quant à la pertinence de l’édito que François Busnel a consacré au roman-songe  de Misha Defonseca dans le numéro du magazine Lire du mois d’avril. Or, Gillou le Fou m’a laissé en commentaire une critique de François Busnel consacrée à L’homme qui tombe de Don Dellilo – traduit aux éditions Actes Sud par Marianne Véron –, parue dans L’express Livres.

En effet, elle est un peu plus constructive et argumentée.

« Il y a trente ans, il avait annoncé dans l'un de ses romans la destruction du World Trade Center. Aujourd'hui, l'écrivain new-yorkais nous livre, avec L'Homme qui tombe, l'impressionnant «debriefing» du 11 septembre 2001.
De notre envoyé spécial à New York

Son sourire, esquissé du bout des lèvres, lui donne l'air d'un gamin prêt à jouer un bon tour. Don DeLillo est là, au 24e étage d'un gratte-ciel de l'Upper East Side, chez son agent littéraire. Insaisissable, DeLillo. Il confesse détester parler de lui et ne pas aimer évoquer ses livres; il pense qu'un roman n'est pas une thèse et que son auteur est le moins bien placé pour tenter la moindre interprétation. Et pourtant il vient d'accepter de sortir de la réserve qu'il s'est imposée depuis des années. Peut-être parce que ce nouveau roman, L'Homme qui tombe, est l'un de ceux qui lui tiennent le plus à coeur: «Le 11 septembre est, pour un écrivain new-yorkais, un sujet impossible à évacuer. Il faut, tôt ou tard, accepter de s'y confronter», reconnaît-il d'emblée.

Tout a commencé le jour de la réélection de George W. Bush, en novembre 2004. «Je n'avais absolument aucune intention de me lancer dans une fiction sur le 11 septembre. Mais, ce jour-là, je me suis assis devant ma machine à écrire et le roman a jailli...», explique-t-il. De là à confondre ce livre avec un brûlot, il n'y a qu'un pas, que Don DeLillo aimerait bien qu'on ne franchisse pas: «La politique ne m'intéresse pas. C'est sans doute difficile à comprendre pour qui lit mes romans, mais ce qui me fascine, c'est les répercussions de la politique dans la vie intime des gens. Rien d'autre.»

Il est inclassable, Don DeLillo. Aujourd'hui, aux Etats-Unis, les plus grands se réclament de lui. Bret Easton Ellis et James Ellroy. Rick Moody et Paul Auster. Les branchés et les classiques. Les jeunes et les vieux. Normal: DeLillo, auteur d'une quinzaine de romans denses et exigeants, touffus et impitoyables, est le plus grand explorateur de la modernité. Avec L'Homme qui tombe, courte et magistrale fable sur les lendemains d'une journée qui changea la face du monde, l'écrivain d'origine italienne confirme qu'il est bel et bien devenu le chroniqueur de l'Age de la terreur. Un rôle qu'il peaufine depuis son premier roman, Americana, publié en 1971. A l'époque, DeLillo a 35 ans et travaille comme rédacteur de slogans dans une agence de publicité new-yorkaise. Du jour au lendemain, il plaque ce métier alimentaire pour se consacrer à l'écriture. Même s'il n'apprécie guère qu'on le lui rappelle, ses romans tissent des liens surprenants entre le terroriste et l'écrivain. Au point que l'on a pu noter, dans Joueurs (1977), par exemple, des phrases qui annonçaient les attentats du 11 septembre contre le World Trade Center et la transformation de ce dernier en «capitale de la douleur».

Malgré cela, Don DeLillo refuse d'être classé comme un écrivain-prophète. Une vigie, tout au plus. «Il n'appartient pas à la littérature d'être messianique», assure-t-il avec conviction. Soit. Disons qu'il aura diagnostiqué avant tout le monde les ravages de l'image et de l'argent, l'emprise des technologies et de la culture de marché sur nos vies - ce qu'il appelle «les formes modernes de la terreur». Outremonde, recréation d'une époque de près de 1 000 pages, raconte la guerre froide, ce temps où l'on parlait encore d'un «équilibre de la terreur». Et le magnifique Libra, dans lequel Don DeLillo se met dans la peau de Lee Harvey Oswald, l'assassin de John Fitzgerald Kennedy, retrace, selon l'auteur lui-même, «la lente et inexorable plongée de l'Amérique dans l'ère du terrorisme au lendemain des coups de feu de Dallas».

Une exploration de l'aliénation urbaine

L'Homme qui tombe s'inscrit dans le sillage de ces deux chefs-d'oeuvre. C'est un roman bref, au style minimaliste. Dès les premières pages, on comprend que le traitement musical de la langue exige une fragmentation du texte. La scène d'ouverture donne le ton: une description hallucinante de la matinée du 11 septembre, juste après que les avions eurent percuté les tours, lorsque le vent emportait au-dessus de Manhattan des miettes intactes de business, lorsque la fumée et la cendre se confondaient avec la poussière des corps pulvérisés. Un homme surgit de cette tempête de poussière, une mallette à la main. Il arpente la ville, hagard. Il s'appelle Keith. Don DeLillo fouille les sentiments et les rêves de cet homme. Il tente de cerner ce qui se joue dans les tréfonds de l'esprit lors d'une catastrophe. Explorateur de l'intime, il donne à voir ce que tout le monde a ressenti ce jour-là et que personne n'a jamais réussi à théoriser. Tel est, d'ailleurs, le rôle qu'il assigne à la littérature: «La fiction crée un langage qui permet de décrire la vie intérieure. Elle peut examiner l'impact des événements sur chacun. Beaucoup mieux qu'un essai ou un livre d'histoire. Car son langage est souvent celui de la douleur et du chagrin.»

Poursuivant son exploration de l'aliénation urbaine, DeLillo cherche désormais à saisir l'impact du 11 septembre sur ces individus réputés superficiels et frivoles qui peuplent l'orgueilleuse cité de Manhattan. Pour cela, il met sur la route de ses personnages un artiste de rue aux troublantes performances: «l'homme qui tombe» se suspend au sommet des gratte-ciel, des ponts ou des rampes de métro aérien, puis se laisse choir, accroché à un harnais. Cette saynète improvisée rappelle, bien sûr, «ces moments terribles dans les tours en flammes, quand les gens tombaient ou se voyaient contraints de sauter».

Manhattan, nouvelle Athènes à l'assourdissant bruit de fond

Les passants sont indignés ou effrayés par ce spectacle mimant la désespérance humaine, mais ne restent pas indifférents. DeLillo se sert de cet artiste dont on ne saura rien, à peine le nom, pour se lancer dans une superbe description de cette ville prête à tout pour adoucir les chocs et la souffrance. «Ce pourrait être une carte maîtresse dans un jeu de tarots, l'Homme qui tombe, le nom en caractères gothiques, la silhouette en chute libre dans un ciel d'orage nocturne», dit l'un des héros du livre. Don DeLillo s'attarde sur la place de l'artiste dans une société en crise: «Rappeler ce qu'est la mort dans une ville qui ne veut pas la voir, préfère s'enfoncer la tête dans le sable et attend que tout cela passe sans comprendre que ça ressortira un beau jour, plus fort encore.»

Le romancier italo-américain définit ainsi le terrorisme planétaire né du 11 septembre: «C'est quand on n'a pas de raison d'avoir peur qu'il faut avoir peur.» Pessimiste? Sceptique, plus exactement. Dans l'antique Athènes, les interprètes du théâtre de rue cherchaient à provoquer chez le spectateur, par un mélange de tragédie et de comique, une compréhension de ce qu'il y a d'irrationnel dans les grands programmes de l'existence comme dans le petit pas suivant. A Manhattan, cette nouvelle Athènes que recouvre en permanence un assourdissant bruit de fond, Don DeLillo reprend le flambeau. Quitte à, une fois de plus, bousculer les conventions du roman. Quitte à déranger les consciences.

De la pub au roman de l'Amérique

1936 Naissance à New York, dans le Bronx, de parents immigrés italiens. Etudes à l'université Fordham. Découvre le jazz, le théâtre, la peinture et surtout le cinéma (Godard, Antonioni, Fellini).
Années 1960 Travaille dans la publicité (comme Elmore Leonard, Peter Carey ou Salman Rushdie), pour l'agence Ogilvy & Mather.
1971 Americana, premier roman. Se consacre entièrement à l'écriture.
1977 Joueurs. Des terroristes d'extrême gauche qui entendent faire sauter «non l'argent, mais le système» infiltrent Wall Street et le World Trade Center: «On dirait que cet avion va s'écraser...», lance le personnage principal.
1979-1982 Vit en Grèce, en Turquie, au Pakistan.
1985 Bruit de fond remporte le National Book Award.
1988 Libra.
1991 Mao II, prix PEN/Faulkner.
1997 Outremonde.
2003 Cosmopolis.
2007 L'Homme qui tombe. »



Libellés : Busnel ; humeurs

Posté par Lois de Murphy à 10:02 - b - Humeurs - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13.04.08

Comme un doigt gros sur la tranche

Et bien non, le recueil de nouvelles ne va pas au lecteur cossard, diligent ou en mal de concentration, au paltoquet pressé de couper court, au sujet instable.
Il va plutôt à l'anagnoste qui a le deuil rapide – capacité des accompagnateurs en fin d'histoire –, c'est à dire l’implication pleine et entière suivie de la prise de congé rapidement digestible.

Libellés : nouvelles ; biffures

Posté par Lois de Murphy à 08:02 - a - Biffures - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12.04.08

Je jure de ne pas dire toute la vérité

190367836_eaab26200f_m
 

Hier les araignées pleuraient sur leurs toiles perlées de pluie, les mouches leur tiraient la langue en modifiant leur trajectoire au dernier moment, et moi je pestais parce que l’intempérie me donnait la flemme de prendre le métro pour aller dans ma librairie préférée et m’y procurer Le matricule des anges, la réédition des Œuvres complètes (avec dix nouvelles inédites) de Katherine Pancol Mansfield aux éditions Stock et le Commentaire autorisé sur l’état de squelette d’Eric Chevillard aux sublimes éditions Fata Morgana dont je m’étonnerais que leur éditeur, Bruno Roy, refuse un manuscrit envoyé par Alexandre Jardin. (Private joke)

J’ai fait une bêtise bien sûr, je suis descendue chez mon marchand de journaux chez qui j’avais déjà raflé toutes les revues du mois en cours qui m’intéressaient, moins le LMDA puisqu’il n’y est pas distribué. Je suis remontée avec le magazine Lire. (Soupir.)

Le magazine Lire est au bibliophile ce que Hifi-Magazine est à l’audiophile : un catalogue de réclames dont tu dois en plus acquitter le montant. (Soupir prolongé.) J’ai cru tenir quelques pages, mais j’ai chuté dès l’éditorial de François Busnel, dont on suppose vu son métier qu’il n’est pas un perdreau de l’année, ni encore moins un béotien au pays des livres et de leurs auteurs. Comment te dire ? François Busnel est déçu. Il vient d’apprendre, comme toi, moi et d’autres, que Misha Defonseca est une écrivaine qui a menti. Oui je sais public-chéri-mon amour, le pléonasme est énorme, mais lui déplore qu’un auteur puisse dire que ce qu’il a écrit est vrai quand c’est de la pure fiction avec des grosses ficelles de rosbif cirées à l’ail, aussi bien donc (je suppose) qu’il puisse déclarer le contraire, que son écrit est un roman quand il a puisé directement dans ses souvenirs.

On ne va pas gloser sur « qu’est-ce que la vérité », « est-ce important en littérature » et « que pensent les psys de ce que l’on peut croire vrai de nos souvenirs », le débat n’est pas là. Ce qui m’agace, c’est sa réaction de spectateur de télé réalité. Qu’est-ce qu’il y a ? Il a pleuré en lisant le livre tellement sa véracité était boulversante et s’est senti trahi en apprenant la nouvelle ? Ensemble c’est tout de Gavalda est une fiction qui a fait pleurer des millions de personnes et que je sache, présentée comme vrai ou non, une histoire qui ne nous touche pas directement peut nous émouvoir par empathie. Orchestrée ou non, elle met déjà une distance par rapport à notre réalité proche (amis, famille, voisins etc.)

Mais ce qui l’énerve le plus ce grand garçon, c’est le succès du livre qui totalise dix-huit traductions, alors que l’ouvrage est écrit sans talent. C’est la mention « Histoire vraie » qui a fait vendre et non la qualité du style. Alors là je pouffe. Des centaines de bouquins médiocres sont publiés, le sien en est un parmi d’autres, et s’il veut s’en prendre à quelqu’un, qu’il vise l’éditeur qui a accepté de publier le manuscrit. Werber et Levy aussi sont multi-traduits, on n'en fait pas tout un flan. Ah mais oui c’est vrai suis-je bête, celle dont on parle a menti. Mais on s’en fiche ! Un écrivain ment forcément. Même celui qui pense objectivement raconter sa vie.

Il proteste également car son « témoignage » se déroule sur fond de World War II et qu’elle a affirmé être une juive dont les parents avaient été déportés. Certes, sa famille était catholique, mais ses parents résistants ont réellement été arrêtés et en sont morts. Et il devrait s’intéresser à un phénomène courant, celui du syndrome du goy qui veut être juif, surtout si son père a « trahi » : pour être du côté de la victime, de la tête de turc ou du Peuple élu peut importe ses motivations, c’est très courant et même de nos jours. L’usurpation qui dérange c’est plutôt celles des collabos déguisés au dernier moment en résistants ou des nazis dissimulés sous des identités de juifs, fuyant ainsi pour la plupart la Justice.

Pour revenir sur un terrain littéraire, je suis plus facilement excédée par les écrivains qui recourent aux écrivains fantômes. (Désolée mais le mot « nègre » m’est odieux, je préfère le terme anglais.) Je ne parle pas de Zidane ou de Drucker, pour eux on s’en doute, mais d’écrivains qui signent ce qu’ils n’ont pas écrit. Ça, il n’y a rien à faire, je n’y arrive pas. Vous pouvez me dire que des noms font vendre mais ont perdu leur talent premier, d’où la nécessité financière de recourir à des inconnus qui vendraient moins sous leur nom propre, je m’en fiche. Dans d’autres métiers, celui qui perd ses compétences change de métier, alors qu’ils animent des ateliers d’écriture, donnent des cours d’alphabétisation ou bien encore deviennent écrivains publics, un large choix s’offre à eux.

François Busnel dit que « le romancier a tout les droits, mais [que s’il] renonce au roman et prétend dire la vérité il doit s’en tenir aux faits. » Moi je dis que c’est le travail des journalistes et des historiens mais ça n’a pas l’air de l’effleurer.

En plus il se contredit plus loin en ajoutant : « Avoir du talent : c’est à cette seule condition que l’on pratique le mentir-vrai. » Il faut savoir, on peut ou on ne peut pas ?

Je n’ose pas lui demander dans quel état ça le met d’écouter les informations…


Photo Justin Baeder



Libellés : Fata Morgana ; Alexandre Jardin ; Busnel ; LMDA ; Lire ; Katherine Mansfield, Hifi-Magazine ; humeurs

Posté par Lois de Murphy à 22:01 - b - Humeurs - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11.04.08

L'étrange curiosité d'Eric Poindron

nng_images

Eric Poindron tient le blog le plus littérairement hétéroclyte que je connaisse, et dans la foulée (qu'il a probablement plus longue que moi),  je case des mots de plus de trois syllabes.

Sur son blog, le Cabinet des curiosités, il nous donne à voir de l’étrange, de l’extraordinaire, de l’incongru, alliant l’image et le texte avec à-propos parfois, avec malice souvent. La curiosité doit être son principal trait de caractère pour rapporter ainsi des icones, photos ou dessins aussi variés qu’introuvables.

Son érudition s’en nourrit, ainsi que de son goût des voyages probablement. J’ai appris qu’il était chroniqueur littéraire, écrivain et fondateur d’une maison d’édition, mais ne le connaît qu’à travers son blog. Ce garçon bien élevé au sens de l’humour subtil pousse la courtoisie jusqu’à aimer les plaisirs de la bouche et du pied devant l’autre – la meilleure façon de marcher -, et croyez moi, un homme qui aime les fines de claire de Gillardeau et la randonnée ne peut être foncièrement mauvais.

Ses articles sur des auteurs à découvrir ou redécouvrir font ma joie, loin des ennuyeux classements des meilleures ventes du mois et me font coucher moins inculte mais avec une liste de livres à lire qui s’allonge comme le nez d’un certain P.

Joueur de surcroît, Eric Poindron propose régulièrement sur son blog votre participation. La dernière en date est la suivante :

Envoyez-lui un poème - de vous ou d'un autre - , une citation, un titre de livre, une critique, une prose, des miscellanées, un morceau écrit, bref, un - ou des - "quelque chose" sous forme de mots qu’il rassemblera sur le blog.

Sa contribution - parmi d'autres à venir :

"Ici nous vivons tous dans une ambitieuse pauvreté " Juvenal.

Vous pouvez déposer les mots sur :

Le Cabinet de curiosités de Éric Poindron

ou à : coqalane@wanadoo.fr


Posté par Lois de Murphy à 10:08 - f - Des phares dans son blog - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08.04.08

Canal du Midi

Canal_du_Midi___gauche__2__027

Canal_du_Midi___gauche__2__042

Canal_du_Midi___gauche__2__053

Canal_du_Midi___gauche__2__077

Canal_du_Midi___gauche__2__046

Libellés : Canal du Midi ; humeurs

Posté par Lois de Murphy à 20:47 - b - Humeurs - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07.04.08

Migou

J’entendis parler d’une éventuelle mise à l’index, mais je convoitais quelques richesses entr’aperçues récemment dans la jolie vitrine pékinoise. Je baissai opportunément mon pantalon - j'avais un joli cul -, et en signe d’apaisement je choisis de maintenir mes négociations aurifères, puis arborai un adorable badge en peau de tibétain où figurait un aphorisme quelconque sur la paix dans le monde.

Libellés : migou ; biffures

Posté par Lois de Murphy à 12:29 - a - Biffures - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Page précédente  1  2  3  4  5  6  7  8  9  10   Page suivante »