Biffures Chroniques

Sur une brique rose, avec vue sur un arbre.

26 avril 2008

L'aride et le mouillé

Jean Petit Voldemort, Celui-Que-Je-Ne-Veux-Pas-Nommer, passe des heures à écrire complaisamment sur les nazis. Il n’est pas le seul à disséquer les langages totalitaires, d’autres l’ont fait avant lui. Dans Le sec et l’humide, il rappelle que « le corps fasciste est rigide, sec, tenu. Ce qui le menace est humide, coule, se répand, se délite, se liquéfie, pourrit... »

Et alors ? Pas besoin d’un DESS en histoire ou en psycho pour faire ce genre de constat, même un groupe de rockers est capable de ce type d’analyse.

Démonstration avec le clip de la chanson The pretender du groupe Foo Fighters (anciens du groupe Nirvana dont le nom évoque les phénomènes lumineux aperçus pendant la seconde guerre mondiale soupçonnés un temps d’être une arme allemande révolutionnaire). Coupez le son si vous n’aimez pas le rock, mettez-le à fond si vous aimez, ça déchire ta mère humide !




Foo Fighters - The Pretender

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17 avril 2008

Avec ou sans filtre

J’avais raison d’accorder ma confiance au gouvernement. Sa merveilleuse logique comptable me proposait un emprunt sur le foncier pendant quarante années quand le mode de vie imposé par les entreprises m’obligeait à une mobilité servile dans toute l’Europe.

Ivre de bonheur, j’avisai un sans-domicile-fixe et donnai un coup de pied dans sa sébile crasseuse au contenu disparate, en signe d’allégeance au chef de mon peuple.



Libellés : sébile ; humeurs

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Pour être franc, sois Busnel et t'es toi !


J’ai émis une réserve quant à la pertinence de l’édito que François Busnel a consacré au roman-songe  de Misha Defonseca dans le numéro du magazine Lire du mois d’avril. Or, Gillou le Fou m’a laissé en commentaire une critique de François Busnel consacrée à L’homme qui tombe de Don Dellilo – traduit aux éditions Actes Sud par Marianne Véron –, parue dans L’express Livres.

En effet, elle est un peu plus constructive et argumentée.

« Il y a trente ans, il avait annoncé dans l'un de ses romans la destruction du World Trade Center. Aujourd'hui, l'écrivain new-yorkais nous livre, avec L'Homme qui tombe, l'impressionnant «debriefing» du 11 septembre 2001.
De notre envoyé spécial à New York

Son sourire, esquissé du bout des lèvres, lui donne l'air d'un gamin prêt à jouer un bon tour. Don DeLillo est là, au 24e étage d'un gratte-ciel de l'Upper East Side, chez son agent littéraire. Insaisissable, DeLillo. Il confesse détester parler de lui et ne pas aimer évoquer ses livres; il pense qu'un roman n'est pas une thèse et que son auteur est le moins bien placé pour tenter la moindre interprétation. Et pourtant il vient d'accepter de sortir de la réserve qu'il s'est imposée depuis des années. Peut-être parce que ce nouveau roman, L'Homme qui tombe, est l'un de ceux qui lui tiennent le plus à coeur: «Le 11 septembre est, pour un écrivain new-yorkais, un sujet impossible à évacuer. Il faut, tôt ou tard, accepter de s'y confronter», reconnaît-il d'emblée.

Tout a commencé le jour de la réélection de George W. Bush, en novembre 2004. «Je n'avais absolument aucune intention de me lancer dans une fiction sur le 11 septembre. Mais, ce jour-là, je me suis assis devant ma machine à écrire et le roman a jailli...», explique-t-il. De là à confondre ce livre avec un brûlot, il n'y a qu'un pas, que Don DeLillo aimerait bien qu'on ne franchisse pas: «La politique ne m'intéresse pas. C'est sans doute difficile à comprendre pour qui lit mes romans, mais ce qui me fascine, c'est les répercussions de la politique dans la vie intime des gens. Rien d'autre.»

Il est inclassable, Don DeLillo. Aujourd'hui, aux Etats-Unis, les plus grands se réclament de lui. Bret Easton Ellis et James Ellroy. Rick Moody et Paul Auster. Les branchés et les classiques. Les jeunes et les vieux. Normal: DeLillo, auteur d'une quinzaine de romans denses et exigeants, touffus et impitoyables, est le plus grand explorateur de la modernité. Avec L'Homme qui tombe, courte et magistrale fable sur les lendemains d'une journée qui changea la face du monde, l'écrivain d'origine italienne confirme qu'il est bel et bien devenu le chroniqueur de l'Age de la terreur. Un rôle qu'il peaufine depuis son premier roman, Americana, publié en 1971. A l'époque, DeLillo a 35 ans et travaille comme rédacteur de slogans dans une agence de publicité new-yorkaise. Du jour au lendemain, il plaque ce métier alimentaire pour se consacrer à l'écriture. Même s'il n'apprécie guère qu'on le lui rappelle, ses romans tissent des liens surprenants entre le terroriste et l'écrivain. Au point que l'on a pu noter, dans Joueurs (1977), par exemple, des phrases qui annonçaient les attentats du 11 septembre contre le World Trade Center et la transformation de ce dernier en «capitale de la douleur».

Malgré cela, Don DeLillo refuse d'être classé comme un écrivain-prophète. Une vigie, tout au plus. «Il n'appartient pas à la littérature d'être messianique», assure-t-il avec conviction. Soit. Disons qu'il aura diagnostiqué avant tout le monde les ravages de l'image et de l'argent, l'emprise des technologies et de la culture de marché sur nos vies - ce qu'il appelle «les formes modernes de la terreur». Outremonde, recréation d'une époque de près de 1 000 pages, raconte la guerre froide, ce temps où l'on parlait encore d'un «équilibre de la terreur». Et le magnifique Libra, dans lequel Don DeLillo se met dans la peau de Lee Harvey Oswald, l'assassin de John Fitzgerald Kennedy, retrace, selon l'auteur lui-même, «la lente et inexorable plongée de l'Amérique dans l'ère du terrorisme au lendemain des coups de feu de Dallas».

Une exploration de l'aliénation urbaine

L'Homme qui tombe s'inscrit dans le sillage de ces deux chefs-d'oeuvre. C'est un roman bref, au style minimaliste. Dès les premières pages, on comprend que le traitement musical de la langue exige une fragmentation du texte. La scène d'ouverture donne le ton: une description hallucinante de la matinée du 11 septembre, juste après que les avions eurent percuté les tours, lorsque le vent emportait au-dessus de Manhattan des miettes intactes de business, lorsque la fumée et la cendre se confondaient avec la poussière des corps pulvérisés. Un homme surgit de cette tempête de poussière, une mallette à la main. Il arpente la ville, hagard. Il s'appelle Keith. Don DeLillo fouille les sentiments et les rêves de cet homme. Il tente de cerner ce qui se joue dans les tréfonds de l'esprit lors d'une catastrophe. Explorateur de l'intime, il donne à voir ce que tout le monde a ressenti ce jour-là et que personne n'a jamais réussi à théoriser. Tel est, d'ailleurs, le rôle qu'il assigne à la littérature: «La fiction crée un langage qui permet de décrire la vie intérieure. Elle peut examiner l'impact des événements sur chacun. Beaucoup mieux qu'un essai ou un livre d'histoire. Car son langage est souvent celui de la douleur et du chagrin.»

Poursuivant son exploration de l'aliénation urbaine, DeLillo cherche désormais à saisir l'impact du 11 septembre sur ces individus réputés superficiels et frivoles qui peuplent l'orgueilleuse cité de Manhattan. Pour cela, il met sur la route de ses personnages un artiste de rue aux troublantes performances: «l'homme qui tombe» se suspend au sommet des gratte-ciel, des ponts ou des rampes de métro aérien, puis se laisse choir, accroché à un harnais. Cette saynète improvisée rappelle, bien sûr, «ces moments terribles dans les tours en flammes, quand les gens tombaient ou se voyaient contraints de sauter».

Manhattan, nouvelle Athènes à l'assourdissant bruit de fond

Les passants sont indignés ou effrayés par ce spectacle mimant la désespérance humaine, mais ne restent pas indifférents. DeLillo se sert de cet artiste dont on ne saura rien, à peine le nom, pour se lancer dans une superbe description de cette ville prête à tout pour adoucir les chocs et la souffrance. «Ce pourrait être une carte maîtresse dans un jeu de tarots, l'Homme qui tombe, le nom en caractères gothiques, la silhouette en chute libre dans un ciel d'orage nocturne», dit l'un des héros du livre. Don DeLillo s'attarde sur la place de l'artiste dans une société en crise: «Rappeler ce qu'est la mort dans une ville qui ne veut pas la voir, préfère s'enfoncer la tête dans le sable et attend que tout cela passe sans comprendre que ça ressortira un beau jour, plus fort encore.»

Le romancier italo-américain définit ainsi le terrorisme planétaire né du 11 septembre: «C'est quand on n'a pas de raison d'avoir peur qu'il faut avoir peur.» Pessimiste? Sceptique, plus exactement. Dans l'antique Athènes, les interprètes du théâtre de rue cherchaient à provoquer chez le spectateur, par un mélange de tragédie et de comique, une compréhension de ce qu'il y a d'irrationnel dans les grands programmes de l'existence comme dans le petit pas suivant. A Manhattan, cette nouvelle Athènes que recouvre en permanence un assourdissant bruit de fond, Don DeLillo reprend le flambeau. Quitte à, une fois de plus, bousculer les conventions du roman. Quitte à déranger les consciences.

De la pub au roman de l'Amérique

1936 Naissance à New York, dans le Bronx, de parents immigrés italiens. Etudes à l'université Fordham. Découvre le jazz, le théâtre, la peinture et surtout le cinéma (Godard, Antonioni, Fellini).
Années 1960 Travaille dans la publicité (comme Elmore Leonard, Peter Carey ou Salman Rushdie), pour l'agence Ogilvy & Mather.
1971 Americana, premier roman. Se consacre entièrement à l'écriture.
1977 Joueurs. Des terroristes d'extrême gauche qui entendent faire sauter «non l'argent, mais le système» infiltrent Wall Street et le World Trade Center: «On dirait que cet avion va s'écraser...», lance le personnage principal.
1979-1982 Vit en Grèce, en Turquie, au Pakistan.
1985 Bruit de fond remporte le National Book Award.
1988 Libra.
1991 Mao II, prix PEN/Faulkner.
1997 Outremonde.
2003 Cosmopolis.
2007 L'Homme qui tombe. »



Libellés : Busnel ; humeurs

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12 avril 2008

Je jure de ne pas dire toute la vérité

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Hier les araignées pleuraient sur leurs toiles perlées de pluie, les mouches leur tiraient la langue en modifiant leur trajectoire au dernier moment, et moi je pestais parce que l’intempérie me donnait la flemme de prendre le métro pour aller dans ma librairie préférée et m’y procurer Le matricule des anges, la réédition des Œuvres complètes (avec dix nouvelles inédites) de Katherine Pancol Mansfield aux éditions Stock et le Commentaire autorisé sur l’état de squelette d’Eric Chevillard aux sublimes éditions Fata Morgana dont je m’étonnerais que leur éditeur, Bruno Roy, refuse un manuscrit envoyé par Alexandre Jardin. (Private joke)

J’ai fait une bêtise bien sûr, je suis descendue chez mon marchand de journaux chez qui j’avais déjà raflé toutes les revues du mois en cours qui m’intéressaient, moins le LMDA puisqu’il n’y est pas distribué. Je suis remontée avec le magazine Lire. (Soupir.)

Le magazine Lire est au bibliophile ce que Hifi-Magazine est à l’audiophile : un catalogue de réclames dont tu dois en plus acquitter le montant. (Soupir prolongé.) J’ai cru tenir quelques pages, mais j’ai chuté dès l’éditorial de François Busnel, dont on suppose vu son métier qu’il n’est pas un perdreau de l’année, ni encore moins un béotien au pays des livres et de leurs auteurs. Comment te dire ? François Busnel est déçu. Il vient d’apprendre, comme toi, moi et d’autres, que Misha Defonseca est une écrivaine qui a menti. Oui je sais public-chéri-mon amour, le pléonasme est énorme, mais lui déplore qu’un auteur puisse dire que ce qu’il a écrit est vrai quand c’est de la pure fiction avec des grosses ficelles de rosbif cirées à l’ail, aussi bien donc (je suppose) qu’il puisse déclarer le contraire, que son écrit est un roman quand il a puisé directement dans ses souvenirs.

On ne va pas gloser sur « qu’est-ce que la vérité », « est-ce important en littérature » et « que pensent les psys de ce que l’on peut croire vrai de nos souvenirs », le débat n’est pas là. Ce qui m’agace, c’est sa réaction de spectateur de télé réalité. Qu’est-ce qu’il y a ? Il a pleuré en lisant le livre tellement sa véracité était boulversante et s’est senti trahi en apprenant la nouvelle ? Ensemble c’est tout de Gavalda est une fiction qui a fait pleurer des millions de personnes et que je sache, présentée comme vrai ou non, une histoire qui ne nous touche pas directement peut nous émouvoir par empathie. Orchestrée ou non, elle met déjà une distance par rapport à notre réalité proche (amis, famille, voisins etc.)

Mais ce qui l’énerve le plus ce grand garçon, c’est le succès du livre qui totalise dix-huit traductions, alors que l’ouvrage est écrit sans talent. C’est la mention « Histoire vraie » qui a fait vendre et non la qualité du style. Alors là je pouffe. Des centaines de bouquins médiocres sont publiés, le sien en est un parmi d’autres, et s’il veut s’en prendre à quelqu’un, qu’il vise l’éditeur qui a accepté de publier le manuscrit. Werber et Levy aussi sont multi-traduits, on n'en fait pas tout un flan. Ah mais oui c’est vrai suis-je bête, celle dont on parle a menti. Mais on s’en fiche ! Un écrivain ment forcément. Même celui qui pense objectivement raconter sa vie.

Il proteste également car son « témoignage » se déroule sur fond de World War II et qu’elle a affirmé être une juive dont les parents avaient été déportés. Certes, sa famille était catholique, mais ses parents résistants ont réellement été arrêtés et en sont morts. Et il devrait s’intéresser à un phénomène courant, celui du syndrome du goy qui veut être juif, surtout si son père a « trahi » : pour être du côté de la victime, de la tête de turc ou du Peuple élu peut importe ses motivations, c’est très courant et même de nos jours. L’usurpation qui dérange c’est plutôt celles des collabos déguisés au dernier moment en résistants ou des nazis dissimulés sous des identités de juifs, fuyant ainsi pour la plupart la Justice.

Pour revenir sur un terrain littéraire, je suis plus facilement excédée par les écrivains qui recourent aux écrivains fantômes. (Désolée mais le mot « nègre » m’est odieux, je préfère le terme anglais.) Je ne parle pas de Zidane ou de Drucker, pour eux on s’en doute, mais d’écrivains qui signent ce qu’ils n’ont pas écrit. Ça, il n’y a rien à faire, je n’y arrive pas. Vous pouvez me dire que des noms font vendre mais ont perdu leur talent premier, d’où la nécessité financière de recourir à des inconnus qui vendraient moins sous leur nom propre, je m’en fiche. Dans d’autres métiers, celui qui perd ses compétences change de métier, alors qu’ils animent des ateliers d’écriture, donnent des cours d’alphabétisation ou bien encore deviennent écrivains publics, un large choix s’offre à eux.

François Busnel dit que « le romancier a tout les droits, mais [que s’il] renonce au roman et prétend dire la vérité il doit s’en tenir aux faits. » Moi je dis que c’est le travail des journalistes et des historiens mais ça n’a pas l’air de l’effleurer.

En plus il se contredit plus loin en ajoutant : « Avoir du talent : c’est à cette seule condition que l’on pratique le mentir-vrai. » Il faut savoir, on peut ou on ne peut pas ?

Je n’ose pas lui demander dans quel état ça le met d’écouter les informations…


Photo Justin Baeder



Libellés : Fata Morgana ; Alexandre Jardin ; Busnel ; LMDA ; Lire ; Katherine Mansfield, Hifi-Magazine ; humeurs

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08 avril 2008

Canal du Midi

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Libellés : Canal du Midi ; humeurs

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01 avril 2008

Journée pas cool

Addendum de 23h10 :

merci à tous d'avoir apprécié ce texte poisson d'avril ;o)

Ce matin je me lève et je sent que la journée va etre pas terrible. déja la météo est pas top, le ciel est gris et pour aller faire les boutiques de fringues c’est pas cool. avec mes cheveux qui frisent tout seuls c’est no way pour montré ma tronche au cop’s ! Mauvais karma pour aller kiffer la vaïbe ! En plus j’ai le ventrou qu’est tout gonflé et deux cents grammes de plus sur la balance ce matin toute nue, à jeun et après avoir fait pipi, donc à mon avis mes vilaines vont pas tarder à débarquer. d’un côté c’est chiant parce que je vais encore avoir un bouton sur la gueule et j’ai plus d’anti cernes, mais de l’autre je suis soulagée parce que bon… Ouais je sais, j’ai entendu pour le sida à la télé mais le préso ça craint, j’aime mieux sans après ça me gratte la minette et pis d’abord Christopher il est contre. A mort. Donc bon, j’vais pas contrarier mon mec moi j’dis.

J’ai vu l’émission de Delarue hier et j’aurais pas du, à chaque fois je pleure ma race tellement ces gens ils souffrent et il est vraiment bien ce mec, il est toujours très gentil quand il leur pose des questions. Si un jour j’ai un fils je l’appellerais Jean-Luc, je voudrais bien qu’il soille pareil que lui.

Sinon à part ça je vais télécharger le dernier clip de Maria Carey je l’aime trop cette meuf ! Elle a dit : «  J’ai un cul et je veux le garder parce que je l’aime ». je suis pas fainimiste je suis bien baisée merci, mais elle fait vachement pour les femmes en disant ça je trouve, parce que le mien j’arriverais jamais à l’avoir aussi plat que celui d’Eva Longoria. heureusement je crois c’est la mode des jeans taille haute qu’arrive cet été, enfin une bonne nouvelle !

Bon, j’vais caller Brenda au portable pour lui dire c’est quoi la vérité, il parait que James Blunt s’est jamais tapé Paris Hilton et qu’on l’a vu avec une brune à la sortie d’une boîte. Ca c’est trop d’la balle ! Ben quoi ? Ca m’laisse des chances, merde ! ap_james_blunt_070920_ms

Sinon ce soir je vais mettre une bougie sur ma table de nuit pour Thierry Gilardi à côté de celle de Gregory Lemarchal, et peut-être même une de plus pour que Laurence Boccolini elle puisse enfin avoir son bébé parce que moi j’dis une femme qui peut pas tomber enceinte elle peut s’tirer une balle dans la tête la vie est dégueulasses des fois.

Voilà les copines. c’est tout les nouvelles. j’essaierai de poster ma recette de la soupe aux choux pour perdre cinq kilos en une semaine sans avoir faim dans la journée, pis aussi je dirai ce que je pense du dernier mascara effet faux-cils de Gemey Maybelline (gnark gnark je peu kan meme dire que ça crain du boudin). Ah et puis Daphnée je t’oublis pas, je mettrai aussi une photo de Christophe Mae et je mettrai un ou deux trucs pour se maquiller pas cher et écolo avec des vieilles recettes de ma mémé.

Et n’oubliez pas : une journée sans macarons éloigne les capitons !



Libellés : poisson d'avril

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24 mars 2008

M.L découvre les blogs littéraires

474Le Magasine Littéraire découvre enfin qu’il y a des blogs de qualité consacrés à la littérature sur la Toile. Stupeur et tremblements, comme dirait Amaigris Nos tombes. Incroyable, on peut utiliser Internet sans dire (trop) « kikou mdr, lol, oki, lâche tes comms » et autres borborygmes. On peut parler d’autre chose que du tatouage de Laure Manaudou, de la dernière cuite déculottée de Britney Spears, des régimes aliénants ; des blondes ; de Sarkozy ; du foot ; des blagues, du porno et des voitures. Des internautes ne tapent pas toujours « sexe », « Fnac », « Star Academy » ou « Carla Bruni » en mot-clé dans le moteur de recherche Google. Plus étonnant encore, certains même ne racontent pas leur vie privée, avec moult photos perso ( d’enfants non floutés donc non protégés en gros plan), ou macro de leur dernière recette de nouilles au beurre de baratte. Capuchon sur le Mont Blanc, Internet devient carrément un prescripteur de livres, un bouche-à-oreille de qualité qui pare à la défaillance du service télévisuel en nous informant sur les salons du livres, nous donne à regarder des interviews d’auteurs et d’éditeurs, nous fait découvrir des écrivains prometteurs à lire et à suivre bref, fournit un honorable travail d’information littéraire.

Un des journalistes du Magazine Littéraire a mené une grande enquête dotée d'un gros budget pour lui laisser le temps de collecter ses informations. Bien en a pris à la direction de cette revue, car il a directement foncé sur Wikio à la rubrique Top blogs catégorie littérature pour faire sa moisson de blogs incontournables. Je salue son honnêteté : il reconnait que le classement n’est pas objectif (tu m’Elton, John), puisqu’il recense les weblogs influents et non pas les plus fréquentés. Pour ceux qui l’ignorent, le principe est simple : vous demandez à des amis blogueurs de citer un maximum de fois le nom de votre blog avec un lien qui y conduit dans leurs articles contre réciprocité, et celui-ci monte dans le classement. Le journaliste du M.L a retenu les noms de personnes déjà connues en dehors de la blogosphère, comme Pierre Assouline, Didier Jacob, Eric Chevillard, Héloïse d’Ormesson, Léo Scheer, François Bon et Cie. Je ne critique pas la qualité de leurs blogs, certains figurent d’ailleurs en bonne place dans ma liste de favoris. Non, ce que je déplore, c’est qu’il n’a pas eu la curiosité d’aller voir du côté de blogs de qualité d’internautes moins connus, à l’exception d’une plumitive paranoïde et revancharde.

C’est pourquoi je vais me faire plaisir en ouvrant prochainement une rubrique sur ce blog qui sera intitulée « Mes phares dans son blog », où je présenterai des blogs d’écrivains – publiés ou non –, de critiques littéraires, et de tout ce qui touche à la littérature… ou pas.


Addendum : ma remarque concerne uniquement cet article bien sûr, le reste de la revue est de qualité, comme souvent. D'ailleurs ce moi-ci elle est présentée sous une nouvelle formule assez réussie je dois dire, donc ne vous privez pas de sa lecture.


Libellés : Magazine littéraire ; blogs ; choucroute ; dahu ; humeurs

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21 mars 2008

La bonne du curé

« Les chefs d’état sont des putains qui pelotent la Chine. »
Guy Gilbert, invité sur Radio Classique dans l’émission Musiques de Stars

Je constate que chez certains curés les boules ne sont pas là que pour la déco, et sont même bien accrochées. Je les en félicite !



Libellés : Guy Gilbert ; radio classique ; humeurs

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17 mars 2008

Zone livre

Photo Markpanzee
tiusha185956075_d2833e66f0Pour le jour de mes trente-sept ans, je choisis de porter une robe longue à col danseuse de couleur rose –  dans la poche de laquelle je pensai à glisser une vieille pierre ramonvilloise –, et me rendis sur une place du Capitole ensoleillée afin d’y prendre de nouvelles couleurs.




Addendum de 23h30 : Arrêtez de me souhaiter mon anniversaire, "Je" dans ce texte, c'est la ville de Toulouse et ses trente-sept années sous la droite, elle porte maintenant une robe rose comme le parti socialiste, avec dans sa poche un nouveau maire qui s'appelle Pierre Cohen, ancien maire de Ramonville. La place du Capitole a donc de nouvelles couleurs. Ça m'apprendra à faire des textes sibyllins ! ;o)

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12 mars 2008

L'étrange questionnaire

 

l_etrange_questionnaire Eric Poindron* sur son blog et en commentaire sur le mien demande à répondre aux questions suivantes :


1 – Écrivez la première phrase d’un roman, d’une nouvelle, ou d’un livre étrange à venir.
J’habite sur une brique rose avec vue sur un arbre.


2 – Sans regarder votre montre, quelle heure est-il ?
Quelle montre ?


3 – Regardez votre montre, quelle heure est-il ?
I would prefer not to.


4 – Comment expliquez-vous cette – ou ces – différences du temps ?
Je ne l’explique pas, la métaphysique m’indiffère.


5 – Croyez-vous aux prévisions météorologiques ?
Celle des oiseaux qui recommencent à chanter avant le lever du soleil au début du printemps, mais ce n’est pas une croyance, ils me réveillent souvent. L’araignée sur mon balcon se pavane le matin avant une averse.


6 - Croyez-vous aux prévisions astrologiques ?
Uniquement basées sur une observation astrométrique et l’influence des stimuli sur le système nerveux central.


7 – Regardez vous le ciel, et les étoiles, quand il fait nuit ?
La nuit je dors, mais je convoque les ciels étoilés à chaque fois que je le souhaite.


8 – Que pensez-vous du ciel et des étoiles quand il fait nuit ?
Que s’ils sont à leur place, moi par contre je vais avoir un mal fou à trouver la mienne.


9 – Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Mes chats.


10 – Que vous inspirent les cathédrales, les églises, les mosquées, les calvaires, les synagogues et autres monuments religieux ?

L’art sacré inspiré par une foi interpelle les agnostiques.


11 – Qu’auriez-vous vu si vous aviez été aveugle ?
Ca dépend où j’aurais mis mes doigts.


12 – Qu’auriez-vous aimé « voir » si vous aviez été aveugle ?
L’avenir, pour m’entourer des soins d’admirateurs dont la plupart des non-voyants sont carencés.


13 - Avez-vous peur ?
Comme tout le monde.


14 – De quoi avez-vous peur ?
De ne pas très bien cerner l’intérêt de cette question.


15 - Quel est le dernier film horrible que vous avez vu ?

J’évite les films horribles.


16 - De qui avez-vous peur ?
Décidément c’est une obsession !


17 - Vous êtes vous déjà perdu ?
Souvent, follement, éperdument.


18 - Croyez-vous aux fantômes ?
Bien sûr.


19 - Qu’est-ce qu’un fantôme ?
Un souvenir du passé qui parasite le présent malgré soi.


20 - En l’instant, à l’exception de l’ordinateur, quel(s) bruit(s) entendez-vous ?
La voix de Philippe Jaroussky.


21 - Quel est le bruit le plus effrayant que vous ayez entendu – « la nuit avait l’allure d’un cri de loup », par exemple - ?
Le bruit de mon silence éloquent lorsque je manque d’à-propos.


22 – Avez-vous fait quelque chose d’étrange aujourd’hui ou ces derniers jours ?
Oui, je fais quelque chose d’étrange tous les jours.


23 – Êtes-vous déjà allée dans un confessionnal ?
Mouahaha !


24 – Vous êtes au confessionnal ; alors confessez-moi l’innommable.
Mais puisque c’est innommable ?

25 –Sans tricher, qu’est-ce qu’un « cabinet de curiosités »
Une pièce où l’on remise ou expose des objets collectés, chinés, étranges et hétéroclites.

26 –Croyez-vous à la rédemption ?
Il est insupportable de penser que la souffrance n’est pas inutile, au sens où les catholiques l’entendent, mais pouvoir faire un travail de résilience après l’avoir éprouvée peut être une bonne chose.

27 – Avez-vous rêvé cette nuit ?
Comme toutes les nuits.

28 - Vous souvenez-vous de vos rêves ?
Toujours.

29 - Quel est le dernier rêve que vous avez fait ?
Le dernier je suis en train de le faire, je le raconterai à mon réveil.

30 – Que vous inspire le brouillard ?
Un rapport différent au temps et à l’espace, des fragrances de réglisse accrochées à des branches.

31 - Croyez-vous aux animaux qui n’existent pas ?
Je ne suis pas sûre que cette question soit bien formulée.

32 - Qu’est-ce que vous voyez sur les murs de la pièce ou vous êtes ?
Des broderies et des tentures. Il n’y en a pas mais je vois ce que je veux.

33 - Si vous deveniez magicien, quelle est la première chose que vous feriez ?
Mais je suis magicienne, et je ne me souviens plus de ce que j’ai fait en premier, c’est si loin mon enfance…

34 - Qu’est-ce qu’un fou ?
Quelqu’un qui refuse de rentrer dans les cases.

35 - Etes-vous folle?
Oh que oui !

36 – Croyez-vous en l’existence des sociétés secrètes ?
Je n’ai pas trop de défenses paranoïdes, donc je n’y ai jamais pensé.

37 – Quel est le dernier livre étrange que vous ayez lu ?
Mes propriétés d’Henri Michaux.

38 – Aimeriez-vous vivre dans un château ?
Non.

39 – Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
Oui, une lame du Tarot qui m’indiquait une possible association avec quelqu’un, et j’ai reçu un coup de fil qui allait dans ce sens dix minutes après. C’est étrange parce que je ne l’envisage pas.

40 – Quel est le denier film étrange que vous avez vu ?
Un film de Tim Burton

41 – Aimeriez-vous vivre dans une gare désaffectée ?
J’ai déjà vécu dehors, donc non.

42 – Etes-vous capable de deviner l’avenir ?
Oui.

43 – Avez-vous déjà pensé vivre à l’étranger ?
Oui.

44 – Où ?
N’importe quel pays anti sexiste, malheureusement ça limite les choix.

45 – Pourquoi ?
Uniquement si la démocratie dans mon pays vacille.

46 – Quel est le film le plus étrange que vous avez vu ?
Encore ? Monomaniaque, non ?

47 – Auriez-vous aimé vivre dans un presbytère ?
Oui, à condition qu’il soit désert et que je puisse y écrire.

48 – Quel est le livre le plus étrange que vous avez lu ?
Encore ? Monomaniaque, non ? (là normalement, je frôle le comique de répétition)

49- Préférez-vous les sabliers ou les globes terrestres ?
Les sabliers, car je voyage plus souvent dans le temps.

50 – Préférez-vous les loupes anciennes ou les armes blanches ?
Je préfère la toile de lin et les fils de soie.

51 – Qu’y a-t-il, selon toute vraisemblance, dans les profondeurs du Loch Ness ?
Le numéro de téléphone de votre frère. J’espère qu’il est brun et chevelu.

52 – Aimez-vous les animaux empaillés ?
Je n’aime pas ceux qui ont une tête d’empaillé.

53 – Aimez-vous marcher sous la pluie ?
Oui, c’est très sensuel le mouillé d’un lainage.

54 – Que se passe-t-il dans les souterrains ?
Les vers de terre préparent une révolte, car ils en ont marre de se faire empaler par des hameçons de mauvaise qualité. Ils réclament la gratuité des vaccins contre le tétanos et j’ai signé leur pétition sur Internet. C’est fou le nombre de pétitions qu’on peut signer avec Internet.

55 – Que regardiez-vous quand vos yeux se sont détachés de ce questionnaire ?
Vos yeux, bien que j’ai du mal à soutenir votre regard.

56 – Que vous inspire cette phrase célèbre : « dès qu’il eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre » ?
Une réplique dans l’Âge de glace. « Si tu vois une lumière au bout d’un tunnel, fais demi-tour ! »

57 – Sans tricher, d’où est tirée cette phrase célèbre : « dès qu’il eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre » ?
Si elle était célèbre je la connaitrais. Elle a quand même des relents méphistophéliens.

58 – Aimez-vous marcher la nuit dans la forêt ou les cimetières ?
Ma mère était moins conne que celle du petit Chaperon rouge, donc non.

58 – Écrivez la dernière phrase d’un roman, d’une nouvelle, d’un livre étrange à venir.
J’écris des nouvelles pour éviter d’écrire la dernière phrase. Je n’aime pas finir, pas même mon assiette.

59 – Sans regardez votre montre, quelle heure est-il ?
J’ai faim, c’est bon signe.

60 – Regardez votre montre. Quelle heure est-il ?
J’ai une pendule dans l’estomac, je suis donc à l’heure.

* Rhaaaaaaaa mais c'est qui Poindron ? C'est lui (clic)

Posté par Lois de Murphy à 00:05 - b - Humeurs - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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