Biffures Chroniques

Sur une brique rose, avec vue sur un arbre.

12.04.08

Je jure de ne pas dire toute la vérité

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Hier les araignées pleuraient sur leurs toiles perlées de pluie, les mouches leur tiraient la langue en modifiant leur trajectoire au dernier moment, et moi je pestais parce que l’intempérie me donnait la flemme de prendre le métro pour aller dans ma librairie préférée et m’y procurer Le matricule des anges, la réédition des Œuvres complètes (avec dix nouvelles inédites) de Katherine Pancol Mansfield aux éditions Stock et le Commentaire autorisé sur l’état de squelette d’Eric Chevillard aux sublimes éditions Fata Morgana dont je m’étonnerais que leur éditeur, Bruno Roy, refuse un manuscrit envoyé par Alexandre Jardin. (Private joke)

J’ai fait une bêtise bien sûr, je suis descendue chez mon marchand de journaux chez qui j’avais déjà raflé toutes les revues du mois en cours qui m’intéressaient, moins le LMDA puisqu’il n’y est pas distribué. Je suis remontée avec le magazine Lire. (Soupir.)

Le magazine Lire est au bibliophile ce que Hifi-Magazine est à l’audiophile : un catalogue de réclames dont tu dois en plus acquitter le montant. (Soupir prolongé.) J’ai cru tenir quelques pages, mais j’ai chuté dès l’éditorial de François Busnel, dont on suppose vu son métier qu’il n’est pas un perdreau de l’année, ni encore moins un béotien au pays des livres et de leurs auteurs. Comment te dire ? François Busnel est déçu. Il vient d’apprendre, comme toi, moi et d’autres, que Misha Defonseca est une écrivaine qui a menti. Oui je sais public-chéri-mon amour, le pléonasme est énorme, mais lui déplore qu’un auteur puisse dire que ce qu’il a écrit est vrai quand c’est de la pure fiction avec des grosses ficelles de rosbif cirées à l’ail, aussi bien donc (je suppose) qu’il puisse déclarer le contraire, que son écrit est un roman quand il a puisé directement dans ses souvenirs.

On ne va pas gloser sur « qu’est-ce que la vérité », « est-ce important en littérature » et « que pensent les psys de ce que l’on peut croire vrai de nos souvenirs », le débat n’est pas là. Ce qui m’agace, c’est sa réaction de spectateur de télé réalité. Qu’est-ce qu’il y a ? Il a pleuré en lisant le livre tellement sa véracité était boulversante et s’est senti trahi en apprenant la nouvelle ? Ensemble c’est tout de Gavalda est une fiction qui a fait pleurer des millions de personnes et que je sache, présentée comme vrai ou non, une histoire qui ne nous touche pas directement peut nous émouvoir par empathie. Orchestrée ou non, elle met déjà une distance par rapport à notre réalité proche (amis, famille, voisins etc.)

Mais ce qui l’énerve le plus ce grand garçon, c’est le succès du livre qui totalise dix-huit traductions, alors que l’ouvrage est écrit sans talent. C’est la mention « Histoire vraie » qui a fait vendre et non la qualité du style. Alors là je pouffe. Des centaines de bouquins médiocres sont publiés, le sien en est un parmi d’autres, et s’il veut s’en prendre à quelqu’un, qu’il vise l’éditeur qui a accepté de publier le manuscrit. Werber et Levy aussi sont multi-traduits, on n'en fait pas tout un flan. Ah mais oui c’est vrai suis-je bête, celle dont on parle a menti. Mais on s’en fiche ! Un écrivain ment forcément. Même celui qui pense objectivement raconter sa vie.

Il proteste également car son « témoignage » se déroule sur fond de World War II et qu’elle a affirmé être une juive dont les parents avaient été déportés. Certes, sa famille était catholique, mais ses parents résistants ont réellement été arrêtés et en sont morts. Et il devrait s’intéresser à un phénomène courant, celui du syndrome du goy qui veut être juif, surtout si son père a « trahi » : pour être du côté de la victime, de la tête de turc ou du Peuple élu peut importe ses motivations, c’est très courant et même de nos jours. L’usurpation qui dérange c’est plutôt celles des collabos déguisés au dernier moment en résistants ou des nazis dissimulés sous des identités de juifs, fuyant ainsi pour la plupart la Justice.

Pour revenir sur un terrain littéraire, je suis plus facilement excédée par les écrivains qui recourent aux écrivains fantômes. (Désolée mais le mot « nègre » m’est odieux, je préfère le terme anglais.) Je ne parle pas de Zidane ou de Drucker, pour eux on s’en doute, mais d’écrivains qui signent ce qu’ils n’ont pas écrit. Ça, il n’y a rien à faire, je n’y arrive pas. Vous pouvez me dire que des noms font vendre mais ont perdu leur talent premier, d’où la nécessité financière de recourir à des inconnus qui vendraient moins sous leur nom propre, je m’en fiche. Dans d’autres métiers, celui qui perd ses compétences change de métier, alors qu’ils animent des ateliers d’écriture, donnent des cours d’alphabétisation ou bien encore deviennent écrivains publics, un large choix s’offre à eux.

François Busnel dit que « le romancier a tout les droits, mais [que s’il] renonce au roman et prétend dire la vérité il doit s’en tenir aux faits. » Moi je dis que c’est le travail des journalistes et des historiens mais ça n’a pas l’air de l’effleurer.

En plus il se contredit plus loin en ajoutant : « Avoir du talent : c’est à cette seule condition que l’on pratique le mentir-vrai. » Il faut savoir, on peut ou on ne peut pas ?

Je n’ose pas lui demander dans quel état ça le met d’écouter les informations…


Photo Justin Baeder



Libellés : Fata Morgana ; Alexandre Jardin ; Busnel ; LMDA ; Lire ; Katherine Mansfield, Hifi-Magazine ; humeurs

Posté par Lois de Murphy à 22:01 - b - Humeurs - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Habituellement, je lis en silence. Je crois que voici une bonne occasion de me manifester. Je me délecte ! Très judicieuse analyse, le plaisir de lire n'a pas grand chose à voir avec la matérialité des faits.
Quant aux critiques littéraires, ils n'expriment jamais qu'une opinion toute personnelle tout en la pensant universelle.
Et je passe sur les marchands de livres qui se prennent pour des éditeurs.

Posté par Walrus, 13.04.08 à 11:16

On t'a déjà dit que tu étais excellente ?

Posté par kloelle, 13.04.08 à 12:29

Walrus

Bonjour et merci d'être sorti de votre silence :o)
Merci également pour le compliment.

Posté par Loïs de Murphy, 13.04.08 à 13:03

Kloelle

Non mais tu as bien fait d'essayer, je vais être imbuvable toute la journée :o)

Posté par Loïs de Murphy, 13.04.08 à 13:04

J'approuve grandement !!! Et pas qu'un peu. Excellent détricotage de la pensée de François Busnel (que je ne connaissais pas, mais franchement, avais-je tort ?...).
Alors moi je dis : encore.
Kiki :-)

Posté par Posuto, 13.04.08 à 22:24

Posuto

Merci Kiki, encore que je ne le connais pas personnellement ce monsieur, donc je ne suis pas convaincue d'avoir détricoté sa pensée. Disons que j'ai écrit ici l'effet que son article a produit sur moi :o)

Posté par Loïs de Murphy, 13.04.08 à 22:34

En effet, je n'imagine pas Bruno Roy publier Alexandre Jardin. Le Jardin en question ne voudrait pas non plus, d'ailleurs. connaît-il seulement Fata Morgana ?

Posté par dominique boudou, 14.04.08 à 17:43

Dominique Boudou

Bonne question, mais pourquoi ne me la suis-je pas posée ? :o))

Posté par Loïs de Murphy, 14.04.08 à 18:36

Lire, j'avais même oublié son existence. Que recherche-t-on dans un livre? Tout ce dont l'édito semble parler est très intellectuel comme si l'éidtorialiste s'en voulait de s'en être laissé aller à ses émotions...

Sinon: (je te cite)
François Busnel dit que « le romancier a tout les droits, mais [que s’il] renonce au roman et prétend dire la vérité il doit s’en tenir aux faits. » Moi je dis que c’est le travail des journalistes et des historiens mais ça n’a pas l’air de l’effleurer.

Ah bon les journalistes sont supposés dire la vérité de nos jours? c'est vrai que bcp écrivent des romans. Qui a contaminé qui en premier? L'écrivain ou le journaliste...

Posté par caro_carito, 15.04.08 à 05:15

Busnel c'est surtout ça...!

DeLillo, le chroniqueur de la terreur

par François Busnel

Il y a trente ans, il avait annoncé dans l'un de ses romans la destruction du World Trade Center. Aujourd'hui, l'écrivain new-yorkais nous livre, avec L'Homme qui tombe, l'impressionnant «debriefing» du 11 septembre 2001.

De notre envoyé spécial à New York

Son sourire, esquissé du bout des lèvres, lui donne l'air d'un gamin prêt à jouer un bon tour. Don DeLillo est là, au 24e étage d'un gratte-ciel de l'Upper East Side, chez son agent littéraire. Insaisissable, DeLillo. Il confesse détester parler de lui et ne pas aimer évoquer ses livres; il pense qu'un roman n'est pas une thèse et que son auteur est le moins bien placé pour tenter la moindre interprétation. Et pourtant il vient d'accepter de sortir de la réserve qu'il s'est imposée depuis des années. Peut-être parce que ce nouveau roman, L'Homme qui tombe, est l'un de ceux qui lui tiennent le plus à coeur: «Le 11 septembre est, pour un écrivain new-yorkais, un sujet impossible à évacuer. Il faut, tôt ou tard, accepter de s'y confronter», reconnaît-il d'emblée.

Tout a commencé le jour de la réélection de George W. Bush, en novembre 2004. «Je n'avais absolument aucune intention de me lancer dans une fiction sur le 11 septembre. Mais, ce jour-là, je me suis assis devant ma machine à écrire et le roman a jailli...», explique-t-il. De là à confondre ce livre avec un brûlot, il n'y a qu'un pas, que Don DeLillo aimerait bien qu'on ne franchisse pas: «La politique ne m'intéresse pas. C'est sans doute difficile à comprendre pour qui lit mes romans, mais ce qui me fascine, c'est les répercussions de la politique dans la vie intime des gens. Rien d'autre.»

Il est inclassable, Don DeLillo. Aujourd'hui, aux Etats-Unis, les plus grands se réclament de lui. Bret Easton Ellis et James Ellroy. Rick Moody et Paul Auster. Les branchés et les classiques. Les jeunes et les vieux. Normal: DeLillo, auteur d'une quinzaine de romans denses et exigeants, touffus et impitoyables, est le plus grand explorateur de la modernité. Avec L'Homme qui tombe, courte et magistrale fable sur les lendemains d'une journée qui changea la face du monde, l'écrivain d'origine italienne confirme qu'il est bel et bien devenu le chroniqueur de l'Age de la terreur. Un rôle qu'il peaufine depuis son premier roman, Americana, publié en 1971. A l'époque, DeLillo a 35 ans et travaille comme rédacteur de slogans dans une agence de publicité new-yorkaise. Du jour au lendemain, il plaque ce métier alimentaire pour se consacrer à l'écriture. Même s'il n'apprécie guère qu'on le lui rappelle, ses romans tissent des liens surprenants entre le terroriste et l'écrivain. Au point que l'on a pu noter, dans Joueurs (1977), par exemple, des phrases qui annonçaient les attentats du 11 septembre contre le World Trade Center et la transformation de ce dernier en «capitale de la douleur».

Malgré cela, Don DeLillo refuse d'être classé comme un écrivain-prophète. Une vigie, tout au plus. «Il n'appartient pas à la littérature d'être messianique», assure-t-il avec conviction. Soit. Disons qu'il aura diagnostiqué avant tout le monde les ravages de l'image et de l'argent, l'emprise des technologies et de la culture de marché sur nos vies - ce qu'il appelle «les formes modernes de la terreur». Outremonde, recréation d'une époque de près de 1 000 pages, raconte la guerre froide, ce temps où l'on parlait encore d'un «équilibre de la terreur». Et le magnifique Libra, dans lequel Don DeLillo se met dans la peau de Lee Harvey Oswald, l'assassin de John Fitzgerald Kennedy, retrace, selon l'auteur lui-même, «la lente et inexorable plongée de l'Amérique dans l'ère du terrorisme au lendemain des coups de feu de Dallas».

Une exploration de l'aliénation urbaine
L'Homme qui tombe s'inscrit dans le sillage de ces deux chefs-d'oeuvre. C'est un roman bref, au style minimaliste. Dès les premières pages, on comprend que le traitement musical de la langue exige une fragmentation du texte. La scène d'ouverture donne le ton: une description hallucinante de la matinée du 11 septembre, juste après que les avions eurent percuté les tours, lorsque le vent emportait au-dessus de Manhattan des miettes intactes de business, lorsque la fumée et la cendre se confondaient avec la poussière des corps pulvérisés. Un homme surgit de cette tempête de poussière, une mallette à la main. Il arpente la ville, hagard. Il s'appelle Keith. Don DeLillo fouille les sentiments et les rêves de cet homme. Il tente de cerner ce qui se joue dans les tréfonds de l'esprit lors d'une catastrophe. Explorateur de l'intime, il donne à voir ce que tout le monde a ressenti ce jour-là et que personne n'a jamais réussi à théoriser. Tel est, d'ailleurs, le rôle qu'il assigne à la littérature: «La fiction crée un langage qui permet de décrire la vie intérieure. Elle peut examiner l'impact des événements sur chacun. Beaucoup mieux qu'un essai ou un livre d'histoire. Car son langage est souvent celui de la douleur et du chagrin.»

Poursuivant son exploration de l'aliénation urbaine, DeLillo cherche désormais à saisir l'impact du 11 septembre sur ces individus réputés superficiels et frivoles qui peuplent l'orgueilleuse cité de Manhattan. Pour cela, il met sur la route de ses personnages un artiste de rue aux troublantes performances: «l'homme qui tombe» se suspend au sommet des gratte-ciel, des ponts ou des rampes de métro aérien, puis se laisse choir, accroché à un harnais. Cette saynète improvisée rappelle, bien sûr, «ces moments terribles dans les tours en flammes, quand les gens tombaient ou se voyaient contraints de sauter».

Manhattan, nouvelle Athènes à l'assourdissant bruit de fond
Les passants sont indignés ou effrayés par ce spectacle mimant la désespérance humaine, mais ne restent pas indifférents. DeLillo se sert de cet artiste dont on ne saura rien, à peine le nom, pour se lancer dans une superbe description de cette ville prête à tout pour adoucir les chocs et la souffrance. «Ce pourrait être une carte maîtresse dans un jeu de tarots, l'Homme qui tombe, le nom en caractères gothiques, la silhouette en chute libre dans un ciel d'orage nocturne», dit l'un des héros du livre. Don DeLillo s'attarde sur la place de l'artiste dans une société en crise: «Rappeler ce qu'est la mort dans une ville qui ne veut pas la voir, préfère s'enfoncer la tête dans le sable et attend que tout cela passe sans comprendre que ça ressortira un beau jour, plus fort encore.»

Le romancier italo-américain définit ainsi le terrorisme planétaire né du 11 septembre: «C'est quand on n'a pas de raison d'avoir peur qu'il faut avoir peur.» Pessimiste? Sceptique, plus exactement. Dans l'antique Athènes, les interprètes du théâtre de rue cherchaient à provoquer chez le spectateur, par un mélange de tragédie et de comique, une compréhension de ce qu'il y a d'irrationnel dans les grands programmes de l'existence comme dans le petit pas suivant. A Manhattan, cette nouvelle Athènes que recouvre en permanence un assourdissant bruit de fond, Don DeLillo reprend le flambeau. Quitte à, une fois de plus, bousculer les conventions du roman. Quitte à déranger les consciences.

De la pub au roman de l'Amérique
1936 Naissance à New York, dans le Bronx, de parents immigrés italiens. Etudes à l'université Fordham. Découvre le jazz, le théâtre, la peinture et surtout le cinéma (Godard, Antonioni, Fellini).

Années 1960 Travaille dans la publicité (comme Elmore Leonard, Peter Carey ou Salman Rushdie), pour l'agence Ogilvy & Mather.
1971 Americana, premier roman. Se consacre entièrement à l'écriture.
1977 Joueurs. Des terroristes d'extrême gauche qui entendent faire sauter «non l'argent, mais le système» infiltrent Wall Street et le World Trade Center: «On dirait que cet avion va s'écraser...», lance le personnage principal.
1979-1982 Vit en Grèce, en Turquie, au Pakistan.
1985 Bruit de fond remporte le National Book Award.
1988 Libra.
1991 Mao II, prix PEN/Faulkner.
1997 Outremonde.
2003 Cosmopolis.
2007 L'Homme qui tombe.

Posté par Gillou le Fou, 15.04.08 à 18:47

Pour info: la "vérité" ne semble pas être parvenue aux oreilles de tout le monde. Par exemple, le livre de Misha Defonseca est quand même catalogué chez "Babelio" dans la rubrique "Documentaire 2°guerre mondiale" (ni "roman", ni même "récit"). Bon, ce n'est pas la fin du monde bien sûr, mais "Documentaire", c'est une confusion qui me gêne un peu.

Posté par Marco, 15.04.08 à 19:27

Marco

On est d'accord, si c'est classé à documentaire il y a un problème.

Posté par Loïs de Murphy, 15.04.08 à 19:47

Gillou

Comment le même type qui a fait une critique aussi intelligente et construite sur De Lillo a pu écrire un édito aussi nul ? Les bras m'en tombent. Je vais le publier d'ici demain pour montrer la différence de traitement.
Merci d'avoir pris ma peine de me le donner à lire en commentaire :o)

Posté par Loïs de Murphy, 15.04.08 à 19:49

Toujours un plaisir!

Loïs , mais c'est toujours un plaisir de faire plaisir!:o)

Posté par Gillou le Fou, 16.04.08 à 12:48

Un prix!

Bravo pour le Prix du poète pouet!

Posté par Gillou le Fou, 17.04.08 à 00:46

Coucou...
Il a pris "cher" le Monsieur...
Bon, c'est un domaine que je ne maîtrise pas donc j'en parlerais pas, mais j'ai bien ta "critique"...
A+
bruneau

Posté par bruneau, 17.04.08 à 05:23

Gillou le Fou

Merci pour ta camaraderie :o)

Posté par Loïs de Murphy, 17.04.08 à 08:52

Bruneau

Ne te désole pas, grâce à Gillou le Fou je vais publier une critique intéressante de ce monsieur :o)

Posté par Loïs de Murphy, 17.04.08 à 08:53

Beau coup de gueule.
La même putasserie éditoriale couvre tous les médias : la seule vérité qui reste est la délation et l'auto-censure.
Cette religion de la vérité fait volontiers l'amalgame de tout contestataire avec le révisionnisme. Si tu oses mettre en doute la thèse officielle, c'est que tu es un dangereux négationniste. Cette religion est le terreau du terrorisme et de l'épuration ethnique. Elle est une insulte au genre humain.
Partout on nous persuade que remettre en cause l'histoire c'est mal. Respect pour l'histoire, soit (même si elle est écrite par les survivants et les vainqueurs) et reconnaissance des chambres à gaz, soit.
Mais l'histoire est écrite par des historiens, analysée, recoupée, c'est une science. Les prêtes de cette nouvelle religion ne sont que des suce-bites.

PS:ce n'est pas une critique de la fellation :)

Posté par ppm00, 22.04.08 à 12:45

Je te le redis .....

Moi, je te le redis donc ..... tu es excellente!
Il y a un paquet d'années que je n'ai feuilleté LIRE ..............

Posté par La galette, 02.05.08 à 23:03

La Galette

Tu n'es pas en train de broder à c't'heure ? :o)

Posté par Loïs de Murphy, 02.05.08 à 23:12

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