04 mars 2008
Le dîner
Photo Three15bowery
Abigaïl Darcy donna soigneusement
deux tours de verrou pour fermer sa porte d’entrée. Il faisait froid dehors et
sa molaire en haut à droite lui provoquait à nouveau des élancements sous la
gencive rapidement enflée. Le prochain rendez-vous avec le Docteur Rivière
était fixé à la veille des vacances de Pâques et elle n’osait pas appeler la
secrétaire pour caler un entre-deux. Si jamais la douleur devenait
insupportable, alors soit, elle n’hésiterait pas à se précipiter directement à
son cabinet. Elle pouvait languir en silence et calmer la douleur avec du
paracétamol en attendant.
Elle se dirigea vers la salle de
bains pour se laver les mains. Son sac la gênait et une des manches de son
trois-quarts prit l’eau pendant l’ablution. Se débarrasser des contacts de
l’autre côté et se mettre en boule dans les bras de son intérieur devaient se
faire maintenant, avant de démarrer autre chose, d’envisager quoi que ce soit.
Elle revint jeter le sac sur le semainier de l’entrée pour commencer une danse
belliqueuse avec le manteau.
Elle s’en débarrassa sur la
méridienne du salon, s’avachit à son tour pour retirer ses babies d’un coup de
pied sur chaque talon et se rua sur l’ordinateur pour consulter ses mises à
jour de flux puis rapidement éplucher ses e-mails. La lumière dans la pièce
sobrement décorée depuis peu et bien après un emménagement contrariant était
insuffisante. Elle bascula l’interrupteur d’une lampe de bureau à l’abat-jour
minuscule, et la pénombre se rétracta derrière les meubles bon marché – à part
le buffet Napoléon III hérité de la tante Geneviève –, le téléviseur
constamment éteint et un radiateur sur la tablette duquel se tenaient un miroir
en fer forgé du Comptoir de la Famille et deux ou trois bougeoirs négligés,
emplis de coulures de cire.
Le papier peint était griffé aux
angles de chaque mur de cette maison de plain-pied fraîchement bâtie au bout de
l’impasse aux magnolias, à hauteur d’étirement de chat, précisément une petite
gouttière croisée mandarin bavarde comme une enfant aux mille questions et cent
histoires.
Elle avait toujours détesté les
maisons à étage. Si vous lui demandiez pourquoi, elle vous répondait d’abord
qu’elle n’en savait rien, et puis des sons et des silences, des voix et des
absences lui revenaient en tête. Par cette mémoire auditive elle retrouvait
progressivement des fragments d’image, et les recollait petit à petit en
avançant plus vite sur le bas que sur le haut, tant il est vrai que les
souvenirs agréables reviennent plus vite. La maison de son enfance commençait à prendre forme, d’abord
le perron et la porte d’entrée, puis l’intérieur après le vestibule.
Des moments plaisants évoluaient en
flux pendulaires dans les couloirs du rez-de-chaussée et s’attardaient parfois
dans les pièces. Une recette réussie ou un biscuit volé, des montées de gammes
chromatiques dans la salle de musique, un film autorisé dans le salon un lundi
soir, une graine de haricot germée dans un coton sur la fenêtre. En bas des
souvenirs d’enfants joyeux sans être bruyants, en haut la partie de l’escalier
emprunté à pas trainants où il fallait commencer à se taire.
Si vous la forciez à remonter les
marches, elle gardait le même pas lourd pour ne pas arriver trop vite aux
chambres. A la sienne où elle avait souvent été enfermée à jeun pour avoir
contredit Dégelée Royale sa mère, à celle où elle vivait, avec cette
épouvantable odeur de médicaments et de mort en attente, et ce grenier d’où
sortaient les fantômes qui l’envahissaient chaque fois qu’elle dévissait
l’ampoule de sa lampe de chevet.
Bien que sa mère ait été descendue au
sous-sol pour un autre silence, elle n’avait jamais envisagé de récupérer celle
de son enfance qui faisait place maintenant à un centre culturel.
Elle se releva pour prendre deux
comprimés avec un peu d’eau du robinet et revint s’asseoir devant l’écran.
Un spam lui souhaitait une bonne fête
en ce vendredi vingt-neuf décembre et lui rappelait que par l’origine hébraïque
de son prénom elle était la joie de son père.
Un clic prolongé de souris le classa
par glissement dans le filtre anti-spam.
Sa journée avait été fichue par la
responsable des caisses qui l’avait remise à la huit. Un petit cadeau de
remerciement pour son intervention de la semaine dernière. Abigaïl avait pris
la défense de la petite Jessy suite à son refus de laisser fouiller son sac à
la sortie du travail.
« Hé ! Vous n’avez pas le droit,
c’est illégal ! Jessica, s’ils te soupçonnent de vol tu peux exiger que ce
soit un policier qui le fasse. Mais s’il ne trouve rien dans ton sac, alors tu
pourras porter plainte ! »
Madame Godin avait su apprécier à sa
juste valeur… Donc caisse numéro huit… Ce soir, les premiers symptômes d’une
rage de dents et peut-être un bon rhume à prévoir annonçaient une nuit de
mauvais sommeil, alors que demain le vieux briscard descendrait dans son
quartier St Cyprien pour un dîner après des années de silence. Abigaïl avait l’appétit
capricieux et une gestion du temps approximative, elle envisagea donc la
préparation d’un taboulé libanais. C’est lui qui lui avait appris à le faire
quand elle pensait encore qu’il était son père.
Abigaïl avait des calculs de
statisticienne. Par exemple, elle trouvait que la vie était à soixante-dix pour
cent insupportable, à vingt pour cent neutre et à peine dix pour cent
merveilleuse.
Les trente pour cent supportables la
faisaient tenir, et elle aurait bien demandé à passer à quarante pour cent pour
subir la soirée à venir sans trop d’angoisse si elle avait pu trouver un
interlocuteur valable pour ce type de négociation.
Elle adorerait quitter son emploi à
l’amiable ; d’un commun accord ; en bonne intelligence. On serait un
lundi matin, forcément un lundi… Il ferait un temps de brodeuse, un temps
irlandais : Pluvieux avec des éclaircies pour aller chercher l’échevette
de soie manquante, le diagramme vu dans la newsletter des nouveautés, le
garde-fils en buis pour le nouveau projet à démarrer. Un temps à regretter de
ne pas être chez soi à entreprendre son bout de lin au bout du fil.
Il ne s’agirait pas d’une décision
mais d’une envie. Non, pas une envie, un impérieux besoin, une quasi certitude
que c’était aujourd’hui qu’il fallait poliment aller dire au revoir à la dame.
Il n’y aurait qu’une cliente dans la
boutique, l’enquiquineuse de l’ouverture : celle qui trépignait à moins
cinq comme une enfant parce qu’elle avait vu de la lumière et s’étonnait qu’on
ne se dépêchât pas de lever le rideau de fer. On se dirait que c’était normal,
que la cliente préférée de l’ouverture venait rarement le lundi mais plutôt le
jeudi, avec les yeux gourmands qui trifouillaient déjà dans les fiches et les
tissus, les mains collées à l’espoir d’être déjà là, prête à rentrer pour
ressortir avec la provende dans le sac à ouvrage.
La collègue saurait. Forcément elle
saurait… Des années à se museler, mais prompte à reconnaître l’odeur du cuir
qu’Aby aurait commencé à ronger. Elle la suivrait du regard, il la pousserait
dans le dos jusqu’au bureau de la patronne.
« Au revoir Madame, je ne vous aime
plus et je voudrais vous quitter aujourd’hui. J’ai aimé le chemin parcouru dans
votre royaume, mais les ruelles en sont étroites et le pavé résonne du bruit
que fait le cheval fourbu venu me chercher, il est donc temps pour moi de partir. »
Madame pleurerait : un élément
tel que Mademoiselle Darcy serait une perte immense pour son entreprise, mais
elle comprendrait si bien… Elle lui rendrait sa liberté sans un reproche, avec un
sanglot dans la voix pour lui souhaiter bonne chance et elle galoperait ventre
à terre jusqu’à son logis retrouver le temps perdu, éperdue au milieu de ses
lins brodés. Fiévreuse, elle tirerait l’aiguille encore et encore, elle
sèmerait les heures sur des mètres de toile et ils seraient ses seuls dieux et
maîtres…
Cartésienne au point de réfuter la
théorie des cordes, Abigaïl s’était pourtant fait renvoyer du club fermé des
zététiciens après avoir démontré que les travaux en statistique de Michel
Gauquelin sur la pertinence de certains outils astrologiques étaient valables. Aujourd’hui
elle voulait contester l’expérience de l’effet Forer, qui avait permis à l’un
d’entre eux d’affirmer que les vendeuses se posaient en temps que victimes
parce qu’elles se reconnaissaient subjectivement au cours d’un test dans un
passage du Bonheur des dames de Zola.
Encore six mois à tenir dans cette mercerie de la grande distribution qui
l’essorait comme les autres et elle pourrait publier son mémoire. A cette
nouvelle place, caisse numéro huit, elle allait souffrir : Devant les portes
automatiques, c’était une des plus anciennes machines à enregistrer et la
chaise sous le siège avait une vis cassée.
Pense à celles qui y sont jusqu’à la retraite !
Elle alluma la radio, sortit sur la
loggia et contempla l’hôpital La Grave à côté du Pont Neuf. Elle entendit
vaguement les voix du présentateur des informations :
« Flash
info spécial élections :
Une dame en blanc,
Un nain brun,
Un croquant pyrénéen,
Un suidé armoricain,
Un Chouan,
Des bacchantes et une bouffarde,
Deux tours de manège... »
« A présent la météo… »
Joël Collado lui prédit un week-end
ensoleillé, or ce matin, en allant marcher du côté de Pech David, elle avait vu
les Pyrénées, signe de pluie pour le lendemain. Ajouté à cet indice, ses
cheveux bouclaient en anglaises, la pression atmosphérique était donc en
baisse : elle sortirait avec son parapluie…
En rentrant juste avant la saucée,
elle étalerait du lin sur ses genoux et elle broderait au sec, à côté de la
fenêtre frappée par le crachin.
Après le travail à la mercerie, il
lui restait trois petites heures avant l’arrivée de son père. C’est en
demandant une copie de son acte de naissance avec filiation afin établir
un passeport pour son premier voyage hors de l’Europe deux étés en arrière
qu’elle avait lu qu’il ne l’était pas, non plus que par mariage. Sa mère, aux
premières questions de l’enfance au départ de l’école, lui avait assuré
préférer que sa fille portât l’unique matronyme par conviction anti
patriarcale. Or, le bout de papier officiel relevé dans sa boîte aux lettres
indiquait clairement qu’elle était née de père inconnu. Elle avait annulé ses
vacances et pleuré devant le mari de sa mère qui avait refusé de la reconnaître
« malgré tout. »
« Allô, c’est moi… Je peux venir
dîner chez toi ce soir ? »
Le message sur son portable à la
pause déjeuner lui avait claqué le beignet pour la deuxième fois. Comme un
grand coup de soleil, mais traversant jusqu’aux entrailles.
La première fois qu’elle avait eu
cette sensation, c’était la semaine dernière. Un petit vieux était entré dans
le magasin et c’était le portrait craché de son père.
Il s’était approché pour lui dire
qu’il brodait des tapis miniatures, avec une préférence pour le style marocain.
Il ressemblait à Charles Vanel et parlait comme un des personnages qui ont dans
la bouche les mots d’Audiard. Malgré sa gouaille, Abigaïl avait compris qu’il
n’avait pas l’habitude d’avouer son « penchant » pour l’art de tirer
l’aiguille. Fascinée par cet homme aux traits paternels, elle lui avait
démontré néanmoins qu’il ne l’impressionnait pas avec son coming out, qu’il
avait des prédécesseurs chargés de testostérone, marins crucifilistes, russes
tricoteurs du XIXème, ou chirurgiens s’adonnant au point de Lunéville pour
s’assouplir les doigts. Il était venu après plusieurs renoncements, ennuyé par
un problème : il brodait du point de croix sur une chemise, et c’était
plutôt grossier comme résultat se plaignit-t-il. La jeune femme lui conseilla
l’utilisation d’un tire-fils et il trouva que c’était une bonne
idée.
Il ne connaissait personne dans le
milieu de la broderie, il était autodidacte et brodait tout seul dans son coin.
Fascinée de voir qu’il pratiquait la miniature à son âge et de façon quasi
innée, elle lui dit qu’elle voudrait voir son travail. Il promit de repasser un
peu plus tard lui montrer ses « essais ».
Quand Aby leva à nouveau les yeux,
quatre heures avaient dû s’écouler, et le vieux, un peu crâne, puisait son
assurance dans le creux du casque de mobylette au bout de son coude. Dans
l’autre main, un sac chiffonné bourré de ce qu’il lui montrait au fur et à
mesure.
Une semaine après elle sut que
c’était son père qu’elle allait revoir après l’appel sur son portable…
Abigaïl attrapa le boulgour et mesura
cent vingt grammes. Elle versa un peu d’eau bouillante dessus et laissa gonfler
plusieurs minutes. Dans le grand saladier, elle coupa un concombre et deux
tomates en brunoise. La cuisine s’étirait en longueur, et dans ce couloir
restreint elle déambulait parfois dans la posture du crabe. Le silence était un
peu trop calme.
Après, il y
avait le silence.
La marche à
pieds nus dans la farine répandue, un peu après les crêpes. Le rituel du thé et
le Japon au bord des lèvres. La musique de chambre qui ne réveille pas le
mal de tête. La voix des enfants chuchotée, et oublier leur
présence. Le binage d’une misère dissimulée sous les ors d’un statut
envié. Les murmures de l’hiver dans le tricot d’un col roulé. Tout
doit cesser, dormir et mourir sans bruit. Est-ce assez de l’entourer d’un
ciel de nuit ?
Elle rinça ses mains dans l’évier,
s’essora vaguement au torchon qui traînait sur la paillasse et tourna le potard
du tuner avec le dos de la main pour ne pas le mouiller. Radio Classique :
l’Ave Maria de Gounod. Cela semblait
parfait… Au retour dans la cuisine, elle ouvrit une boîte de pois chiches à la
suite des légumes. Flûte ! La cébette ! La jeune femme attrapa la botte
dans le frigo, extirpa la plus grosse et la coupa en deux dans la longueur.
Puis elle la passa sous l’eau et la hacha menu, la queue y compris. Elle versa
les graines de boulgour dans la passoire, les refroidit sous un jet abondant,
et de nouveau les transvasa dans leur contenant avec cette fois-ci le jus d’un
citron entier.
Dans le saladier, elle avait
dénoyauté une vingtaine d’olives noires. Elle voulait s’en servir pour placer les
mycotoxines au départ, mais elle avait trouvé un autre poison indécelable plus
radical, qu’elle avait préféré injecter dans les tomates. Ça l’avait presque
fait sourire d’utiliser pour une fois une aiguille sans fil. Elle cisela
abondamment et grossièrement de la menthe et du persil frais, ajouta beaucoup
de cumin qu’elle prononçait encore « kamoun», et attrapa le récipient où
reposaient les graines. Elle les étala dans le saladier, ajouta une bonne
rasade d’huile d’olive, du sel de Guérande et à nouveau le jus d’un citron
entier. Le tout mélangé et remisé au repos dans le réfrigérateur.
Il était arrivé à l’heure exacte,
avec un bouquet de soucis orange que la jeune femme interpréta in petto comme un
mauvais signe pour lui en le débarrassant.
Il l’avait rejointe dans la cuisine
où elle arrangeait les fleurs dans un vase trop grand, afin de mieux se faire
entendre. Elle n’avait pas compris ce qu’il lui avait dit depuis le salon.
Avant que sa mère ne s’isole à
l’étage dans sa forêt de loups souvent fermée à clef, son père l’emmenait
parfois regarder des expositions sur à peu près tous les sujets, paléographie,
artisanat d’art ou cabinet de curiosités.
Elle avait donné suite à une visite
dans une exposition d’ikebana avec quelques cours et avait gardé le goût des
bouquets sophistiqués et minimalistes.
« …Oui… Bon… Et alors je disais
donc, c’est pour ça que je suis venu te voir… Bref, enfin si tu es d’accord, je
voudrais pouvoir t’adopter. » Bredouilla-t-il, hésitant. Il se dandinait,
changeant régulièrement de jambe d’appui, ainsi qu’un enfant pris au dépourvu
après avoir bu trop vite un grand verre d’eau glacée.
Aby rejeta ses cheveux en arrière,
contracta les muscles de son ventre avant de lâcher un soupir embarrassé et s’écria :
Commentaires
Quitter ce monde en mangeant du taboulé libanais, il y a pire ! Et c'est quoi, tes mycotoxines, au fait ? Non, c'est juste pour savoir !
J'aime bien le langage assez fleuri et parfois des mots désuets comme "potard" ou encore qui connaît l'oignon "cébette" !!Bien tourné ! oui !!
Je rêve, comme Aby, de dire au-revoir au monsieur lundi prochain ...
Et un meutre au taboulé, j'aurais adoré (je note la recette).
Mais nous sommes si influençables ...
L'espoir d'être reconnu, de rattraper du temps d'amour perdu, et on on se retrouve au chinois du coin ... Quelle inconstance !
Mirelha
Hahaha ! Je ne voudrais pas non plus qu'Abigaïl soit une source d'inspiration :o)))
Patriarch
Génial ! Je ne savais pas que "potard", diminutif de potentiomètre, était désuet. J'adore !
Sophie
Bien souvent femme varie :o))
Tu peux y aller sans crainte moins les mycotoxines, car pour aider Abigaïl, je lui ai donné une authentique recette dont je me régale souvent l'été :o)
La théorie des cordes (qui amuse tant et tant de nos concitoyens farceurs, string theory, hahahahaha) non Aby, n'y touche pas, pas pour l'instant, pas encore!
Boulgour, suidé armoricain, belliqueuse, Mme Godin, c'est bien ces mots, c'est drôlement bien. Merci pour ce bon moment
Massilimanga
Bonsoir, merci et pour les strings, je vais la faire patienter un peu :o)
^^
Voilà un texte à la fois grave et frais. Ouf, je préfère cette fin-là (ou faim-là)! ^^
Joli jeu de mots :o)
"Les murmures de l’hiver dans le tricot d’un col roulé. Tout doit cesser, dormir et mourir sans bruit. Est-ce assez de l’entourer d’un ciel de nuit ?"
Oh ça, c'est bien...
des fois t'en mets tellement qu'on a l'impression que le panier de mots va craquer, et d'autres fois, la fièvre est moins forte, c'est plus calme, limpide et fluide ..
y a des choses qui cousinent avec le livre que je viens de terminer: Le grand chariot ,de Matthieu de Boisséson (mazette, quel nom!)
la fièvre, oui c'est ça, la fièvre...
La mort au coeur de la tomate... Suspence et mal aux dents... C'est un plaisir à lire (et même à déguster!)
Amitiés.
Bonne fin de semaine.
Dinalement elle est bien gentille cette Abigail... :o)
Planeth
Wow... Bon, d'accord :o))
(encore un auteur que je ne connais pas, je me le note)
Papadéli
Merci, bonne semaine à toi :o)
Cara Carita
Oui, dinalement :o)
"elle sèmerait les heures sur des mètres de toile"
C'est cette citation que je garderai quand j'écrirai l'article de wikipedia sur toi ;-)
Qu'il est bon de penser en vous lisant que le monde de l'édition est en crise et qu'à force de publier des récits de voyage d'un cul de jatte dans son bac à sable, les éditeurs ne se rendent pas compte du ridicule de leur situation. Quel délice de n'avoir à faire en rien à ces jean foutre à côté de la plaque !
Mon bon salut et cordial encouragement.
Madame de K
Hahahaha, je suis d'accord et te nomme d'office ma future biographe !
Lephauste
Je suis tellement flattée que j'ai momentanément le QI d'une huître...
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