12 janvier 2008
La béquée de la mésange mâle
Le billet placé dans ce livre pour enfant n’aurait jamais dû être lu par son fils. C’est avec cet argument approuvé par le pédopsychiatre du Tribunal d’Instance que l’avocat de son ex-femme put obtenir du juge aux affaires familiales qu’il lui retirât la garde de Julien. Au moment de la pesée de l’âme de son petit garçon dans la balance, Maître Aouni avait accroché cette phrase au bord du plateau de cuivre pour le faire pencher du côté où ne pourrait plus le regarder grandir son père. L’audience avait duré en tout et pour tout quinze minutes.
C’était le mardi d’un mois de mars
sans giboulées, sec et chaud comme un excès au-dessus des normales saisonnières
mais ça n’avait pas d’importance. Julien irait chez sa mère avec ses bisous
baveux et ses doigts au chocolat, quelques peluches et le vieux hamster Goldy
qui brillait du poil et de l’œil malgré un cancer des testicules ; avec la
pluie pourquoi ça mouille ; pourquoi des fois on meurt et – mais de moins
en moins souvent – avec pourquoi j’ai pas une vraie maman.
Les essuie-glaces de la Kangoo ne
fonctionnent plus depuis la dernière mission à Rennes. Ça veut dire qu’il n’a
pas plu ces huit dernières semaines. Une deuxième saison, trouble et sèche,
racle les corps empêchés, pareille à celle de l’an passé.
La voiture est une affaire qu’il doit à Marcel, un collègue de travail hâbleur mais pudique, un ancien de quinze ans dans la boîte à qui il plaisait qu’Antoine débarque sans le moindre effort d’intégration, quand lui-même avait besoin de se croire pote avec toute l’équipe de tordus qui acceptaient de travailler pour de la monnaie de singe, payés en huile de vidange usagée et en boîtes à outils aussi vieilles que leur dernière demande de panier-repas.
Antoine avait serré le moteur de sa
Clio mais il n’y avait aucun argent de côté sur son compte en banque. A cette
période il songeait à tout plaquer, appelé par les Pyrénées, l’Espagne ou
peut-être plus bas du côté du Maroc si la rage et ses grolles le trainaient
jusque-là.
Marcel avait repéré cette nouvelle
attitude décontractée et inhabituelle chez lui. C’était un garçon intuitif et
il comprit qu’il y avait anguille sous roche. Il lui remit un bout de papier
plié en quatre avec interdiction de rater une occasion pareille mon vieux, huit
cents euros ça ne t’arrivera plus jamais.
La route poudroie loin devant le pare-brise mais Antoine sait partir tout droit.
– Pourquoi
avoir glissé cette lettre dans un ouvrage de littérature pour la jeunesse
Monsieur Courtieux ?
Antoine avait souri. C’était Clarisse
qui l’y avait placée très probablement, sans doute en guise de marque-page, et
du reste il ne savait pas ce qu’elle contenait puisqu’à sa lecture pendant
l’audience il n’avait pas écouté. Il avait été attiré par le manège d’une
mésange charbonnière. C’était un mâle, la bande centrale noire sur son dos
était large et finissait sur la queue. Par le tamis des croisées baroques de la
fenêtre à droite de la salle du tribunal, il avait pu observer son manège :
l’oiseau bâfrait des graines par vols courts et rapides entre la pelouse, où il
picorait furtivement la provende invisible, et la branche basse d’un cèdre du
Liban, d’où il martelait de son bec agressif la coque jusqu’à l’obtention de
son trou. Le père de Julien avait encore les yeux sur lui quand le juge répéta
sa question. S’il la lui adressait, c’est que Clarisse l’avait désigné, alors
pourquoi la faire passer pour une menteuse devant le petit ?
Il se racla la gorge pour articuler
sa réponse :
– Et
bien pour aider Julien à se poser des questions, Monsieur le Juge. J’aime quand
on se pose des questions. C’est un état qui précède. Pas forcément des réponses
d’ailleurs, mais ce temps juste avant peut être très agréable parfois.
Il n’a pas fait de lettre de
démission et ne pense pas au solde de tout compte. Il a déjà fait ce trajet,
mais dans la voiture de fonction. La Kangoo donne l’impression de rouler pour
le travail, car sa conduite est proche d’un véhicule utilitaire. Même en
respectant la limitation de vitesse, conduire pour soi et sans but donne un
sentiment de puissance, d’accélération libre du cours de sa vie mais dans un
temps ralenti. La journée ne fait plus vingt-quatre heures. Le rythme imprimé
aux prochaines heures est imprévisible, éternel jusqu’au choix de la nouvelle
étape sur le trajet.
Quand le juge eut fixé le montant de
la pension alimentaire, Clarisse regarda son ex-mari de travers et prit congé
en ces termes : «Ce sont les incompétents de l’attention à l’autre qui payent.»
Elle s’engouffra dans la vieille Mégane ensuite, après s’être assuré que Julien
était bien attaché derrière. Antoine éberlué faisait des oreilles de lapin en
l’air pour voir le petit s’esclaffer, sans être bien sûr de le suivre des yeux
pour la dernière fois. Son fils lui lança des baisers de ses deux mains qui
pointaient juste au-dessus de la plage arrière.
Ce matin, après quelques mois, il avait
relu la copie du jugement qui lui en retirait la garde et l’interdisait de
l’approcher.
Entre une grâce et une
garce, il n'y a qu'une lettre de déplacée. Le plus souvent une lettre de rupture. Il avait lu cette phrase dans un livre de Frisoni prêté
par Marcel. Il l’avait mémorisée sans effort.
A présent il lui faut du repos. Il
cherche des yeux les ruches d’où partent ces abeilles qui lui bourdonnent aux
oreilles avant de comprendre que la fatigue lui chuchote une pause sans tarder.
La station-essence est loin derrière, avec dans un container le tampon d’un
tribunal froissé dans une lettre en boule, une carte d’identité, une peluche au
regard en boutons de bottine et une casquette de travail avec le logo d’une
entreprise au-dessus de la visière.
Le billet placé dans ce livre pour
enfant n’aurait pas dû être lu par un petit garçon.
L’avocat avait fini sa plaidoirie par
ces mots idiots, et Julien n’était plus à lui. Comment avait-il pu perdre la
garde sur cette simple phrase ?
Clarisse n’avait pas voulu lui en
résumer le contenu. Il crut l’entendre le traiter d’anormal pour la première
fois, quand il fit irruption chez elle pour lui demander des comptes, mais il
n’en fut pas certain… Ils criaient fort tout les deux jusqu’à ce qu’elle saute
sur le téléphone pour appeler la police. Antoine cassa la porte de son entrée
en partant. Julien n’aurait pas de mère menteuse. Juste un père absent, et
c’était peut-être moins grave.
D’autres conducteurs roulent alors
qu’ils sont épuisés. Antoine les reconnaît : leur allure est moins rapide. Ils
ont l’air de flotter sur l’asphalte, zigzaguent parfois, et veulent comme lui
que le trajet se termine.
Il commence à y avoir des platanes
sur les bords de la route. En donnant un coup d’œil sur la gauche on peut voir
des rideaux de peupliers, une rivière déjà à sec n’est pas loin. Quelques
clochers défilent avec dans leurs lézardes l’anxiété d’une messe de vieux curés
bientôt abandonnée – la jeune relève se fait rare – et depuis les voitures on
fait le constat que si la vieille pierre est solide, sans entretien le
patrimoine fout le camp.
De temps en temps, quand il dépasse
un camion qui vient de loin – souvent du sud de l’Espagne – il jette un regard
furtif au chauffeur blanc de fatigue, mais l’envie de connaître sa destination.
Dans son cas la route est longue, il ne sait pas encore quelle en sera la fin.
A peine entré dans l’âge adulte,
Antoine sut qu’il aurait des enfants, mais pas tout de suite. Viré par un coup
de pied maternel de la maison de ses petites journées et surtout de ses longues
nuits, il fallut qu’il teste. Tout. Tous les sujets, toutes les expériences
l’intéressaient. Tant qu’il ne savait pas sa limite, ou plus exactement quelle
limite sa morale ou son corps lui imposait, alors il y allait. Trois gardes à
vue et huit hospitalisations plus tard, il tombait enfin amoureux mais continua
à perpétrer quelques frasques. C’est l’accouchement de Clarisse qui fut sa
ligne de faille. Il quitta alors les basses terres sans se retourner et prit sa
nouvelle fonction à cœur mais sans compétence.
Julien débuta sans filet :
fildefériste en grenouillère, écuyer parfois enlisé dans des bacs à sable
mouvants, jongleur entre réprimandes et pardons souvent à contretemps, mais
surtout clown en tricot de peau Petit Bâteau pour faire rire sa mère.
Clarisse, d’abord amoureuse puis
soucieuse, pris des chemins de traverse entre son lit et le canapé du salon,
davantage en peignoir et de moins en moins soignée. Elle les quitta lui et son
père pour aller vivre une mélancolie mal soignée dans la région PACA.
Un divorce et deux années plus tard,
elle réclamait la garde exclusive de l’enfant.
Il fait nuit à présent. Antoine
presse ses paupières du pouce et de l’index et bâille bruyamment. Il étire son
dos en baissant les épaules et fait craquer les articulations de son cou à
gauche, puis à droite, dans un ajustement cervical. Il cherche une station de
musique depuis une commande au volant et tombe sur le refrain d’une chanson de
Cabrel.
Il n'a pas trouvé mieux
Que son lopin de terre
Que son vieil arbre tordu au milieu
Trouver mieux que la douce lumière du soir
Près du feu…
Huit cents mètres plus loin il quitte
l’autoroute et suit une départementale en direction de la forêt du
Mas-d’Agenais, mais il se perd très vite avec l’obscurité et arrive bientôt
dans un village qui lui rappelle Marmande. La place est vide, les chiens
silencieux et les angles des maisons mal définis au coin des rues qui en
partent. Elle se penche légèrement sur son centre, ce qui lui permet de couper
le moteur sur les derniers mètres. Il freine contre le trottoir qui avance
devant la halle du marché, tire sur le frein à main et s’endort après avoir bu
une bière.
« Hé ! Gamin ! Reste pas dans ta
voiture comme ça, ce n’est pas un bon endroit pour dormir, tu vas attraper un
torticolis. »
Antoine se réveille et constate qu’il
a dormi la bouche ouverte en restant assis devant le volant.
« Tu peux laisser ta voiture ici
elle ne gênera pas, mais viens dormir chez moi tu seras mieux. Tu vas voir,
j’ai une climatisation entièrement écologique grâce à des murs bien épais, tu
vas roupiller comme un bébé. »
Le type qui vient de crier derrière
son carreau lui sourit à présent. Antoine jauge sa trogne rubiconde et son
grand âge d’un coup d’œil et décide de le suivre.
Ils entrent dans une ferme en L
jouxtée par une grange, une étable et un verger. Du lierre s’enroule sur les
arbres depuis une éternité sûrement, car il atteint les branches hautes de la
plupart d’entre eux. Le terrain ravagé est envahi par les herbes et les ronces,
et contre le mur de la grange on peut apercevoir l’ombre d’une tondeuse
autoportée Massey Ferguson en mauvais état. On repère la fatigue des vieux à
l’entretien des jardins, mais on s’inquiète à partir du moment où ils ne
tiennent plus du tout leur potager. Dans celui-ci, une petite parcelle tient
vaillamment de la tomate, de la salade, du haricot plat et de la pomme de terre
Belle de Fontenay.
« Pousse-toi Yupanqui, il est avec moi. Allez ! Va là-bas ! »
Le chien de la maison, un Patou
crasseux aux poils collés dégage le passage de l’entrée et retourne se coucher
sous un escalier qui mène aux pièces de l’étage supérieur.
Le lendemain, Antoine est réveillé
par le silence. Il est allongé sur un matelas mou pourvu d’une couette fourrée
de plumes d’oie qui pue la volaille, dans une chambre obscurcie par des volets
clos.
Quand il descend, ça sent le café
dont l’odeur lui fait bien vite repérer la cuisine.
« Bonjour Monsieur, je…
– Té
! Gamin ! As-tu bien dormi ?
– Oui
merci, est-ce que je peux vous…
– Tais-toi
tu m’saoûles ! Qu’est-ce que tu es bavard non mais sans blague ! Tiens, Mange !
Je t’ai préparé des tartines avec de la confiture de coings faite maison par
Madame Gérard, la buraliste. Avec ça t’es pas prêt d’choper la crève ça éloigne
les rhumes. Ça éloigne le médecin mieux que les pommes. Dis m’en des nouvelles
! »
Antoine finit son bol et va le laver
dans l’évier.
– Merci
pour l’accueil, c’est très aimable à vous de m’avoir hébergé, vraiment. Mais
combien je vous dois pour la chambre et le petit-déjeuner ?
– Ah
ça si c’est pour être vulgaire que tu ouvres la bouche autant que tu ne dises
rien mon gars dis donc !
– Excusez-moi,
je ne voulais pas vous manquer de respect au contraire, je voulais juste être
poli.
La confusion d’Antoine fait rire le
vieux.
– Allez gamin, c’est bon ! Si tu veux te laver, la salle de bains c’est la petite porte du fond, après la deuxième chambre sur la droite. Le chauffe-eau est en panne mais avec ce cagnard ça ne va pas te gêner je pense de te laver à l’eau froide. Il y a des serviettes propres sur la tablette au-dessus du radiateur : tu n’as qu’à te servir.
Clarisse pendant leur mariage avait
refusé d’acheter une maison. C’était une femme de la ville avec ses usages et
ses mœurs, un métier dans un centre d’affaires avec ouverture sur un tableau de
statistiques et un goût prononcé pour tout ce qui sentait le métro et les
centres commerciaux. Elle voulait que Julien puisse avoir accès à toutes les
commodités et le souhait d’Antoine n’exista rapidement plus dans sa mémoire.
En se promenant dans le verger, il
réalise qu’il aurait pu vivre de la terre. Il ne sait pas exactement en quoi
faisant, du fromage, des légumes ou le berger, mais il aurait pu. En ville il
était complètement athée, mais devant un arbre ou un champ de blé, il se
sentait fils du ciel par le corps de la terre. Il n’éprouvait plus le début et
la fin des choses, l’absurdité d’une vie sans autre but que celui d’aller
mourir, à reculons ou au pas de course, sur un chantier ou en laissant le temps
lui enserrer le visage dans des mains osseuses et froides. S’il épluchait du
lichen sur la face nord d’un prunier, il pouvait comprendre qu’il appartenait à
un cycle à plusieurs temps ; il acceptait la saisonnalité quaternaire qui lui
prouvait qu’il était de passage avant de changer de monde, que son amour pour
son fils ne pouvait se réduire à un instinct de reproduction et que le moment
choisi pouvait être n’importe quand s’il se sentait prêt.
Quelques mois plus tard, le
chauffe-eau est réparé ; la tondeuse fonctionne ; le terrain est dégagé et le
chien sent le propre. Le technicien de maintenance a payé son écot et grille
soigneusement une cigarette derrière la grange avant de l’écraser sous le talon
de sa chaussure de sécurité.
Il lève les yeux sur un nid en
entendant des oisillons piailler au retour d’une mésange mâle, plus grosse que
celle qu’il avait observée au tribunal. Elle faisait des aller et retour avec
sa femelle pour gaver les becs insatiables, pas trop loin afin de ne pas
laisser les petits sans surveillance.
Le vieux bonhomme le rejoint pour
s’asseoir près de lui, un torchon à vaisselle sur l’épaule droite.
« Tu sais, remarque-t-il,
presque tous les oiseaux mâles s’occupent de leurs petits. Ils aident à couver
et ils vont chercher à manger jusqu’à ce qu’ils soient autonomes. Aucun n’abandonne
le nid, ils assument tous leurs responsabilités… »
Antoine tourne résolument la tête et
se concentre sur l’avancée d’une colonie de chenilles processionnaires sur un
tapis d’aiguilles de pin. Ses lèvres sont pincées et il pose son visage entre
ses mains pour maîtriser les tremblements de son menton.
« Et
bien quoi, qu’est-ce que j’ai dit gamin ? Arrête de pleurer, ça fait gueuler
Yupanqui ! »
Antoine sur le trajet du retour
replie une à une les lames de ses angoisses : il sait qu’il pourra obtenir un
droit de visite, et Julien de toute façon aura bientôt besoin de lui. Il
caresse la photo de lui qu’il conserve dans la poche du pare-soleil. Il se
regarde dans le rétroviseur mais n’arrive pas à se sourire. Le temps lui
apprendra peut-être à s’accorder un peu d’indulgence.
Commentaires
Oui ben moi c'est de tout ce que j'ai lu de toi celui que je préfère. Simple et avec cette façon unique que tu as d'arranger les mots comme des mini skuds... Je t'embrasse, je me sauve...
Cara Carita
Ravie qu'il te plaise, bon week-end et va écrire sur ton jardin ;o)
Phrase sans intérêt mais qui t'a poursuivie jusqu'à ce que tu écrives. Donc, une bonne phrase.
Et j'aime bien le nom du chien. Mais qui se souvient aujourd'hui d'Atahualpa Yupanqui ?
Dominique
Ne me le fais pas dire pour l'incipit, ça me fait mal aux dents ;oà
Tu connais Atahualpa ? Tu m'étonneras toujours :o)
"duerme, duerme, negrito..."
Dominique : je me souviens d'Atahualpa Yupanqui. Comment pourrait-on oublier un nom qui est déjà comme une musique secrète et parfaite ?
Je me souviens d'Atahualpa et je connais Clarisse . Je fréquente aussi Alain qui vit , dans la vraie vie , le drame d'Antoine ... Il a depuis peu un droit de visite ...
Tes phrases ne seraient -elles pas un tantinet longues ? Ce qui n'enlève rien à la beauté du texte issu d'une phrase ,ritournelle envahissante .
Cerise Violette
Elles le sont parfois, mais à côté des phrases d'une page de Proust je suis plutôt minimaliste en fait :o)
(Heu... C'est pour l'exemple, hein ! Je ne me compare pas à Dieu non plus je suis lucide !)
Mille excuses pour cette remarque mesquine mais, comme vous, pour cet incipit, je sais qu'elle ne me quittera pas si je néglige de vous la faire :
"qu'il lui retirât la garde de Julien."
Comme Mifa j'aime cette musique : "Atahualpa Yupanqui".
Certains mots ont cette particularité : "Ethique à Nicomaque", "Respilène Zipéprol"...
Papistache
Merci je ne m'en étais pas aperçue, je corrige de suite :o)
Non j'écris un mot sur Teb... et je bosse pour toi ;-)
Et ben... Comme quoi, une petite phrase réserve parfois des bonnes surprises. J'aime beaucoup, et même, j'adore ce titre. ;)
Atahualpa, heureusement que je m'en souviens, c'est comme si j'avais oublié Vercingétorix.Du coup j'ai même pas tilté...
Syven
Je crois que le titre, c'est ce que je préfère dans ce texte :o)
je sais pas si j'ose, mais ça m'a fait penser à une humeur de Fred Vargas, perso j'adore mais si ça se trouve tu vas me poursuivre avec une casserole, tanpis! ;0))
Planeth
Ben je veux bien te poursuivre avec une casserole mais je ne connais pas Vargas (y'a eu un film sur un de ses bouquins c'est ça ?) :o)
"Une humeur" c'est le titre d'un de ses livres ? Ok je vais voir dans ma librairie si je le trouve.
ok, je viens de regarder sur google, c'est une auteure de polar très connue j'ai juste l'air d'une quiche c'est pas grave ! Par contre je n'ai pas trouvé le titre dont tu parles ?
Faire un bon texte avec un incipit pareil faut l'faire...et c'est réussi. Frèderic Dart disait que la meilleure phrase d'introduction était: "La porte s'ouvrit et la baronne s'écria Ciel!.."
Félix a bien appris l'allemand, tu devrais pouvoir entrer dans l'italien sans problèmes... Amitiés.
nan c'est pas un titre, c'était pour qualifier son genre, ce type de description qu'elle fait .
Corrections effectuées Chef! Amitiés
Heu.... Tu me cherches là ???
Je vais me le relire une seconde fois... au soleil !
@Paulette : essaye de me lire le matin pour voir ? :o)
@Planeth : ca m'intrigue je vais la lire quand même.
@Papadeule : Repos Sergent !
Ah la Bibliothèque Rose ...J'adorais Fantômette, enfant !
C'est pas bien de venir lire et relire et de ne rien dire...non ?
Même si on a juste un truc très plat et très banal du genre "c'est très bon, j'aime" ?
Je reconnais là ton style d'écriture, j'aime bien...et j'ai ri avec la "couette fourrée de plumes d'oie qui pue la volaille". Là, ça fleure bon la campagne. Très très belle histoire...Mais qui est donc ce Atahualpa Yupanqui, à la fin?
Kloelle
Aucun commentaire ne m'est banal :o)
Pis je lis souvent chez toi sans commenter, donc je me garderais d'en être marrie :o)
Jonavin, j'adore te faire rire :o)
Atahualpa :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Atahualpa_Yupanqui
C'est curieux, je suis emballée par ton écriture quand tu écris sur la vie et les choses, mais le style de ce texte d'imagination (ce n'est pas la matière qui est en cause) est tout ce que je déteste en littérature. Quant à Fred Vargas, c'est une personne remarquable, d'un courage rare, avec une tête bien faite et le coeur de même, et j'encourage tout un chacun à acheter ses livres dont je suis sûre qu'ils sont bien faits - mais sur la question du style... je bloque, comme ici !!!
Mifa
J'ai craqué sur ta sélection de livres, je vais peut-être me procurer le Mac Carthy :o)
Je me souviens avoir été complètement soufflée par trois de ses livres :
L'obscurité du dehors
Un enfant du bon Dieu
Des villes dans la plaine
Pour mon appréciation sur ton style, à la deuxième lecture, je repère mieux les passages que je n'aime pas. Des fois, je m'emballe...
Mifa bis
Pas de souci, tu as le droit de ne pas aimer, et ce n'est ni du polar ni de la SF tes genres préférés je crois :o)
Hum...
Cette petite phrase fait le tour des circuits littéraires depuis un bail déjà. C'était le thème imposé d'un concours de nouvelles ici au Québec il y a déjà quelques années. Je le sais car je n'y ai pas participé! Pas inspiré... Googlez-là pour voir.
Rom
Ah oui ? Comme quoi nous ne sommes pas doués pour les incipits en France. Je tape ça dans google de suite.
Tiens ça serait intéressant une discussion là-dessus (cf Mifa)
oui certains écrivains s'écoutent écrire ou disent: "t'as vu comment je te l'ai tourné celle-là", et ça peut aller jusqu'à l'écoeurement, ça me fait ça avec pas mal de gens à la mode de chez nous, style Houellebecq, Pennac m'a fait cet effet aussi.Chez Vargas, y a ça mais c'est drôlement drôle, futé adroit et ça m'amuse beaucoup,même si je sais qu'elle sait.
J'ai tenté un Queffelec l'autre jour, bouhhhh!
Une écriture très simple et qui ne s'écoute pas, c'est comme un homme très beau qui ne le sait pas, c'est très émouvant. Alors style "naturel" ou style construit. Giono, est-ce qu'on peut dire qu'il a créé un style artificiellement, (dont j'ai été si amoureuse) ou bien était-ce naturel, c'est à dre sans calcul? J'aurais tendance à pencher pour la deuxième car ce sont les premiers qui étaient si animalement beaux .
zut j'ai fait des fautes, désolée!
Oui, bien sûr, on peut lire Vargas, à la plage ou quand on est fatigué, mais elle ne vient pas à la cheville de Simenon, par exemple.
Billets appréciés
Alors autant vous le dire, j'aime vos textes et billets (particulièrement celui-ci), et si vous n'étiez venu en visite chez moi, je ne vous aurais peut-être également point connu !
Quand le verbe et la forme voyagent au hasard de la "toile" cela ne peut donner que de valorisantes rencontres pour tous ...
à bientôt,
Alain MARC
Alain Marc
Merci pour votre visite, je suis contente que mes biffures vous plaisent.
merci
Salut Loïs, je voulais te remercier pour tes visites sur mon blog, je te souhaite une bonne soirée, Philippe.
Philib
Ne me remercie pas, tes photos me touchent.
Incipit et autres machins
J'écris aussi des textes sur un thème donné, mais je déteste commencer sur un incipit imposé car la première phrase d'un texte donne le ton, le style, et on se retrouve coincé dans quelque chose qu'on n'apprécie pas forcément. Alors je cherche une échappatoire. Et la phrase obligée reste comme une épine, et la dimension ludique de l'exercice a bientôt l'oeil poché et le bras en écharpe !
Mifa
Tout à fait d'accord, c'est pour cela que je ne le fais jamais, sauf pour cet incipit qui me cassait les couettes.
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